Conférence de presse de clôture de la réunion de l’Eurogroupe hier à Luxembourg

J’ai tenu hier soir une conférence de presse après la fin de la réunion de l’Eurogroupe à Luxembourg. Je me suis exprimé sur le bilan de cet Eurogroupe et sur les enjeux de l’ECOFIN de ce jour. J’ai assuré que l’Union bancaire au sein de la zone euro est une priorité pour la France. Nous avonçons en ce sens sur la supervision unique. Ainsi, étape après étape, nous contribuons à restaurer pleinement la confiance dans le secteur financier. Le MES a un rôle important à jouer en tant que filet de sécurité commun pour la stabilité financière de la zone euro. Nous avons également fait le point, avec mes homologues de la zone euro, sur la situation économique et financière des Etats de la zone euro qui sont aujourd’hui sous programme d’assistance.

Le principal enjeu de nos débats sur ces deux jours est la mise en place de l’Union bancaire.

Retrouvez ci-dessous les quatre parties de cette conférence de presse :

Partie 1/4 :

Partie 2/4 :

Partie 3/4 (questions-réponses) :

Partie 4/4 (questions-réponses) :

Mon point presse à la fin de la réunion de l’Eurogroupe

J’ai tenu un point presse à la fin de la réunion de l’Eurogroupe qui s’est déroulée hier à Bruxelles.

En voici les vidéos :

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

Continuer la lecture

« Oui à la solidarité et non à l’austérité » – Libération

Interview de Pierre Moscovici publiée dans le journal « Libération » en date du 22 février.

Pourquoi avez-vous choisi de vous abstenir ?

Par ce vote, nous disons oui à la solidarité et non à l’austérité. Tout d’abord, le MES est indispensable pour stabiliser la zone euro et garantir une aide financière à tout Etat membre en difficulté. Il représente un progrès par rapport au Fonds de solidarité financière, qui avait été bricolé dans l’urgence et l’improvisation. Le MES est plus réactif et ne va pas exiger, pour chaque décision, des jours et des nuits de palabres entre dirigeants. Et il est permanent. Dès lors, il était difficilement concevable que les socialistes disent non au MES.

Pourquoi ne pas l’approuver, alors ?

Il comporte de sérieuses insuffisances. Sur le plan technique, le MES devrait pouvoir disposer du statut d’une banque et par conséquent être financé par la Banque centrale européenne (BCE). Mais l’Allemagne a refusé cette proposition, un temps avancée par la France. Cela limite considérablement sa capacité d’action. Le MES est un pare-feu qui n’a pas encore la taille, la souplesse et la vitesse d’action nécessaires. De plus, tel qu’il est conçu, le MES est lié au traité d’union budgétaire, ou plutôt d’austérité, dont François Hollande a dit qu’il voulait la renégociation. Ce lien, affirmé à la fois dans le traité sur le MES et le traité budgétaire, nous ne pouvons pas l’accepter. En votant le MES sans réserve, nous entrerions dans un engrenage qui pourrait laisser croire que nous consentons, d’une façon ou d’une autre, au traité d’union budgétaire, qui n’est pas un bon traité.

Continuer la lecture