5 jours 5 questions : vidéo bonus de présentation de mes actions en tant que ministre de l’Economie et des Finances

J’ai souhaité vous présenter en quelques mots mon quotidien et mes actions de ministre de l’Economie et des Finances. Dans la vidéo bonus de la série « 5 jours 5 questions » sur gouvernement.fr, je reviens sur mes missions aussi bien en France, qu’en Europe, et à l’international.

Pour en savoir plus sur mes fonctions de ministre, je vous invite à voir cette vidéo :

Bilan, vidéos et images du G7 à Aylesbury : ensemble, nous agissons pour la croissance

G7 à Aylesbury : ensemble, nous agissons pour la croissance

J’étais vendredi et samedi à Aylesbury au Royaume-Uni, pour la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales des pays membres du G7, sous présidence britannique. Avec mes homologues, nous avons échangé sur la situation globale de l’économie mondiale et sur la nécessaire régulation financière.

J’ai défendu la position de la France, qui est celle du soutien des politiques de croissance, au service de l’emploi.

La lutte contre l’évasion fiscale et les paradis fiscaux a aussi été abordée, les parties prenantes reconnaissant son caractère essentiel. Les contacts ont à ce titre été renforcés entre administrations fiscales, pour plus de coopération et pour en finir avec le secret bancaire. Je l’ai dit, nous avançons à pas de géant sur ces sujets majeurs, pour aller dans le sens de l’échange automatique d’informations.

Je me suis aussi exprimé à plusieurs reprises et avec force contre l’austérité, mais en faveur du sérieux budgétaire. Les politiques économiques doivent en effet être sérieuses, sans être austères ou punitives. Le changement de ton dans nos échanges internationaux sur ce point m’apparait tout à fait satisfaisant. Les réformes structurelles que nous mettons en place dans nos pays respectifs permettront d’alimenter la reprise et de soutenir l’emploi.

Les conclusions de ces deux jours de travail vont toutes dans le sens d’un meilleur équilibre entre réduction des déficits, consolidation budgétaire et soutien à la croissance, et dans le sens de l’amélioration de la transparence financière au niveau mondial. A un mois du sommet des chefs d’Etat du G8, et dans la perspective du sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, mi-juillet à Moscou, ce G7 nous a permis de faire le point sur les grands enjeux de politique économique. Ensemble, nous agissons pour la croissance.

Retrouvez ci-dessous les images de ce G7, un extrait de ma conférence de presse, ainsi que l’interview que j’ai donnée à Bloomberg TV :

Mon entretien avec Jack Lew, Secrétaire d’État américain au Trésor :

 

Mon interview à Bloomberg TV, sur la politique nationale, européenne, internationale :

 

 

 

 

Réunion du G7, à Chequers : 

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Un extrait de ma conférence de presse à l’issue du G7 :

 

Mon portrait dans le New York Times

Vous pouvez lire ci-dessous, en anglais, le portrait qui a été fait de moi par le New York Times :

Steering France’s Economy, and Attacked From All Sides

PARIS — Pierre Moscovici protects his iPhone with a cover featuring a portrait of Léon Blum, a hero of France’s Socialist Party and three times prime minister, the last after emerging from Buchenwald and Dachau. Mr. Moscovici, France’s minister for finance and the economy, needs a good dose of Mr. Blum’s courage these days, under attack not just from the right but from within his own party.

“France has too much debt,” Mr. Moscovici said bluntly in an interview. “We must reduce deficits to keep our sovereignty and our credibility.”

He is attacked from the right for not being firm enough in cutting public spending and for not digging hard enough to uncover the tax fraud of the disgraced former budget minister, Jérôme Cahuzac. He is attacked from the left for being too moderate, too pragmatic and too willing to cut public spending in a period of stagnation. In other words, for being insufficiently socialist.

Mr. Moscovici, 55, rejects both sets of criticism, but as the man in charge of the economy he is clearly an easy target for political sniping and ideological anger. Asked why the French are so angry and depressed, he said: “As I sometimes say, I’m not a psychoanalyst; my mother is.”

The president he serves, François Hollande, is the first Socialist president in 18 years, elected in May on promises of economic growth and job creation. But Mr. Hollande is already the most unpopular president in the Fifth Republic, and a main reason is the parlous state of the economy that Mr. Moscovici oversees.

Growth is almost nil, and unemployment is at record levels, with the number of people looking for work higher now than at any time in France’s postwar history; youth unemployment is at 24.4 percent, with 80 percent of new jobs actually temporary contracts.

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Gouverner (3/3) : Réformer pour réussir

Gouverner (3/3) : Réformer pour réussir

Nous avons fait, définitivement, fermement, le choix du réformisme de gauche, de la transformation sociale-démocrate.

Je me suis concentré ici sur le champ économique et social. Parce que c’est celui sur lequel j’agis d’abord. Parce que c’est celui sur lequel nous serons, au premier chef, jugés, parce que c’est l’attente essentielle de nos concitoyens. Il ne constitue pas toute l’action du gouvernement, qui se déploie dans d’autres dimensions – les relations internationales, la sécurité, la cohésion sociale, les réformes de  société… – sur lesquelles nous avançons. Mais il y a là, j’en ai la conviction, une démarche globale et cohérente, rassembleuse et mobilisatrice, juste et efficace, urgente et durable. Nous avons fait, définitivement, fermement, le choix du réformisme de gauche, de la transformation sociale-démocrate. Bien sûr, il faut toujours mieux expliquer, et soigner la mise en œuvre et la mise en mots autant que la conception. Evidemment, la cohésion de l’équipe gouvernementale peut et doit, à chaque instant, être un impératif collectif. Logiquement, cette politique, parce qu’elle est exigeante, parce que la période est difficile, ne peut pas être d’emblée populaire, mais je la crois comprise et respectée, dès lors qu’elle est conduite avec constance et partagée.

Je parle plus aux Français que je ne parle de moi, et j’agis en conséquence.

C’est le sens que je donne à mon action. Je lis ici ou là, comme un commode marronnier, que je serais silencieux ou peu visible. Il est vrai que je crois plus au travail qu’à la mise en scène, que j’évite les petites phrases ou les débats fracassants, sinon contre la droite. Mais je trace ma route. Je parle plus aux Français que je ne parle de moi, et j’agis en conséquence. Je suis le ministre le plus présent dans les réponses aux questions d’actualité à l’Assemblée nationale, je porte de nombreux textes devant le Parlement, et pas des moindres – les lois de finances, avec Jérôme Cahuzac, la loi organique sur les finances publiques, le contrat compétitivité emploi, la BPI, demain la réforme bancaire. Je règle sans bruit des situations difficiles – la situation de PSA Finances, DEXIA, le CIF…  – et fais avancer des dossiers importants – l’augmentation du plafond du livret A et du LDD, la baisse du prix des carburants, STX… Je vais sur le terrain, pour promouvoir le pacte de compétitivité, car je veux être le ministre des entreprises. Je représente mon pays dans les négociations financières internationales et européennes.

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