Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe

Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe.

La réunion publique à laquelle j’ai participé hier à Wattrelos ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe.

J’étais hier à Wattrelos, dans le Nord, pour une réunion publique consacrée aux élections européennes. Depuis plusieurs semaines déjà, je me déplace en France, dans nos régions, afin d’être présent aux côtés de nos candidats socialistes et progressistes des listes « Choisir notre Europe » et pour expliquer aux Français les enjeux de cette élection. La réunion publique à laquelle j’ai participé hier, à l’invitation du député-maire Dominique Baert, marquée par des échanges fructueux avec les candidats et les participants, ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe. Je serai ce soir à Bourg-en-Bresse, aux côtés de mon ami Vincent Peillon, pour continuer à porter ce message, à quelques jours d’un scrutin qui ce dimanche donnera un nouveau visage à l’Europe.

J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France.

Il est pour moi essentiel, naturel même, d’être mobilisé dans cette campagne. J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France. Car notre destin est intimement lié à celui de l’Europe. Citoyens, consommateurs, travailleurs, épargnants, nous sommes tous concernés par le projet européen, et nos vies quotidiennes sont imprégnées des progrès portés par l’Europe. Pro-européen passionné, je suis fier de ce qui a été accompli depuis l’impulsion donnée par les pères fondateurs. L’Europe est une chance : mettre en commun nos forces et nos atouts, partager nos valeurs et nos décisions, exercer ensemble notre souveraineté, c’est cela toute la beauté du projet européen. Alors quand je vois les dangers du vote eurosceptique, je suis convaincu que l’Europe mérite mieux que le dénigrement, le rejet, le recul et l’affaiblissement.

Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle.

Ce dimanche, nos concitoyens voteront pour définir la composition du Parlement européen ces cinq prochaines années. Ils pèseront également directement – et c’est une première – dans le choix du futur président de la Commission européenne. Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle. C’est refuser les politiques d’austérité menées par la droite conservatrice, qui a étouffé la reprise, et promouvoir au contraire une nouvelle croissance, avec des investissements au service des citoyens européens.

L’heure, plus que jamais, est à la mobilisation pour une Europe sociale, une Europe de la croissance et de l’emploi, une Europe du progrès, une Europe des peuples.

Voici quelques photos de ce déplacement à Wattrelos :

Interview dans l’Est Républicain

Au lendemain du premier tour des élections municipales, j’ai présenté dans l’Est Républicain mon analyse des enjeux de cette élection. J’en appelle à la mobilisation des forces de gauche pour le second tour ce dimanche.

A lire ci-dessous, mon interview parue aujourd’hui dans l’Est Républicain :

 

Quels enseignements tirez-vous de ce 1er tour?

C’est un résultat qui, pour la gauche, appelle un ressaisissement, un rassemblement de nos électeurs.

C’est un résultat qui, pour la gauche, appelle un ressaisissement, un rassemblement de nos électeurs.  L’abstention a été très forte, à l’évidence plus forte de notre côté et nous avons manifestement des réserves pour le second tour. Rien n’est joué.

Tout de même, la politique du gouvernement auquel vous appartenez a été durement sanctionnée.

Toute notre énergie doit être consacrée à la mobilisation des électeurs de gauche pour qu’ils continuent à faire confiance à leurs maires, aux équipes qui, dans les communes et les agglomérations, mènent des politiques de progrès et de justice sociale.

Des leçons politiques pourront, devront être tirées d’un scrutin aussi important que celui-ci mais à l’issue du 2nd tour. Nous sommes dans l’entre-deux tours et, je le redis, toute notre énergie doit être consacrée à la mobilisation des électeurs de gauche pour qu’ils continuent à faire confiance à leurs maires, aux équipes qui, dans les communes et les agglomérations, mènent des politiques de progrès et de justice sociale. Nous devons leur expliquer que la droite n’a pas changé, qu’elle ne mérite pas de chèque en blanc. J’entends, depuis dimanche, un certain nombre de leaders de l’opposition nous donner des leçons. Je suis bien placé, comme ministre de l’Économie et des Finances, pour mesurer la situation particulièrement dégradée que nos prédécesseurs nous ont laissée en matière de chômage, de finances publiques, d’endettement. La politique de redressement courageuse et difficile que nous menons commence à porter ses fruits avec le retour de la croissance. Pour réussir, nous avons besoin de davantage de forces, de confiance envers les maires de gauche. C’est tout l’enjeu du 2nd tour qui sera, je l’espère, un 2nd tour de correction positive.

Un remaniement s’imposera-t-il après l’élection?

Vraiment, il y a un temps pour tout! Il reste un 2nd tour et pour l’heure, il n’y a aucune fatalité à une amplification des résultats du premier. Je crois au contraire à une inflexion, à une correction possible de ces résultats.

Et en Franche-Comté?

Le retour de la droite aux affaires constituerait une sévère régression.

Le message est le même : rassemblement, mobilisation, ressaisissement. Nous avons pâti des divisions de la gauche en certains endroits, Dole a basculé, c’est la déception à Belfort et Montbéliard où nos équipes doivent se battre jusqu’au bout car la droite n’a aucun projet pour l’Aire urbaine. Mais il reste un 2nd tour pour une belle victoire à Besançon et le maintien à gauche de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard. Le retour de la droite aux affaires constituerait une sévère régression. Qui, pour parler de manière crédible avec PSA? Qui, pour conduire une politique économique crédible et défendre les emplois? Les citoyens ont livré au 1er tour un vote politique. J’entends leur message, l’inquiétude, le doute exprimés. Mais dimanche, leur vote devra prendre en considération les enjeux locaux, décisifs, du scrutin municipal. […]

La suite de cette interview est à retrouver dans l’Est Républicain de ce jour et en suivant ce lien : http://www.estrepublicain.fr/actualite/2014/03/25/pierre-moscovici

Remise du rapport 2013 de l’Observatoire des délais de paiement et déplacement à Lens

Je me suis rendu aujourd’hui à Lens, pour un déplacement autour du thème des délais de paiement avec Jean-François Roubaud, président de la CGPME, et Jean-Pierre Crouzet, président de l’UPA.

J’ai reçu ce matin le rapport 2013 de l’Observatoire des délais de paiement par son président Jean-Hervé Lorenzi, que vous pouvez consulter ici : http://proxy-pubminefi.diffusion.finances.gouv.fr/pub/document/18/16964.pdf. Ensemble, nous avons souligné la nécessaire mobilisation de tous les acteurs pour le respect des délais légaux de paiement.

Après la remise de ce rapport, le déplacement à Lens a illustré le caractère essentiel du respect des délais de paiement pour les entreprises. La visite de l’entreprise TT Plast, usine de production de sacs plastiques, témoigne en effet bien des enjeux en matière de délais de paiement. J’ai salué l’action de cette société engagée dans le cercle vertueux de l’innovation, de l’investissement, de l’emploi et du développement écologique.

Lors du point presse qui a suivi, j’ai développé nos objectifs et les dispositifs mis en place pour la réduction des délais de paiement. Nous avons mis en œuvre une législation équilibrée avec la loi consommation qui vient d’être définitivement adoptée aujourd’hui : maintenant il faut que les entreprises s’engagent à appliquer cette législation. Près d’une entreprise sur trois présente en effet des délais de paiement situés au-delà de 60 jours, subis ou provoqués : il est impératif de respecter et faire respecter les délais légaux. A ce titre, j’ai souligné l’effort de réduction des délais globaux de paiement de l’Etat, qui constitue un objectif gouvernemental affirmé. Confiance, respect mutuel et garantie des délais doivent guider l’action de chacune des parties prenantes. Le respect des délais de paiement est vital pour les entreprises et leur financement : je suis entièrement mobilisé, comme je l’ai été aujourd’hui à Lens.

Retrouvez ci-dessous mon discours prononcé pour la remise du rapport 2013 de l’Observatoire des délais de paiement ainsi que les photos de ce déplacement :

Discours de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances

Réception du rapport Lorenzi sur les délais de paiement

– Jeudi 13 février 2014-

 

 

Monsieur le Président de l’Observatoire, (Jean-Hervé Lorenzi)

Monsieur le Président de la CGPME, (Jean-François Roubaud)

Monsieur le Président de l’Union professionnelle artisanale, (Jean-Pierre Crouzet)

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations professionnelles,

Mesdames et Messieurs les membres de l’Observatoire,

Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureux, aujourd’hui, de recevoir le rapport de l’Observatoire des délais de paiement par son Président, Jean-Hervé Lorenzi.

Bonjour à tous ! Je suis particulièrement heureux, aujourd’hui, de recevoir le rapport de l’Observatoire des délais de paiement par son Président, Jean-Hervé Lorenzi, et d’avoir ainsi l’occasion d’aborder cette question essentielle, – pour ne pas dire cruciale -, pour notre économie, qui est celle des délais de paiement.

Nous savons, – notamment grâce aux travaux décisifs de l’Observatoire -, que la question des délais de paiement recouvre à la fois un problème microéconomique de dettes et de créances inter-entreprises, mais aussi un enjeu majeur sur le plan macroéconomique.

Ministre de l’Economie et des Finances, je suis d’abord le ministre des entreprises. Or, je sais à quel point la situation peut être difficile pour celles qui sont confrontées à des tensions de trésorerie.

Ministre de l’Economie et des Finances, je suis d’abord le ministre des entreprises. Or, je sais à quel point la situation peut être difficile pour celles qui sont confrontées à des tensions de trésorerie. Je rencontre beaucoup de chefs d’entreprise ; je prends le soin lors de mes déplacements, nombreux, dans toute la France, de les écouter et de répondre à leurs questions. Dans la conjoncture actuelle, – qui se redresse progressivement grâce à la mobilisation de tout le Gouvernement -, il y a des attentes qui pressent, des doutes qui tourmentent, des questions qui assaillent sur le financement de court terme.

Je rappelle que, dès le début du quinquennat, le Gouvernement a été attentif aux problèmes de trésorerie des entreprises et qu’il a pris rapidement des mesures efficaces en matière de crédits de trésorerie. Il y a un an a été annoncé un plan global pour le renforcement de la trésorerie des entreprises qui consacrait le premier dispositif de la BPI centré sur la trésorerie. Dans ce plan trésorerie, le préfinancement du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, qui représente 1, 5 milliard d’euros en 2013, est un véritable succès et a apporté des solutions concrètes aux entreprises qui faisaient face à ces problèmes.

Le secteur bancaire a aussi un rôle important à jouer et j’attends qu’il s’empare du sujet ; j’ajoute, par ailleurs, que nous suivons attentivement les crédits de court terme.

Pour aller encore plus loin, plus vite et plus fort, il m’a semblé nécessaire de réfléchir encore à l’amélioration de la prise en compte du temps des entreprises, de la synchronisation, de l’urgence des besoins.

En tant que ministre de l’Economie, je ne peux être que très sensible à l’enjeu macroéconomique des 850 milliards d’euros, –  soit plus de cinq fois plus que l’encours de crédit bancaire à court terme -, que représente le crédit inter-entreprises.

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Réponse au député Alain Suguenot sur la politique du gouvernement lors des QAG

J’ai répondu à la question du député Alain Suguenot lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Interrogé sur la politique du gouvernement, j’ai insisté sur les nombreuses réformes que nous avons mises en place depuis un an, en faveur du redressement du pays.

Nous avons un cap clair : réduction des déficits, soutien à la compétitivité, politiques pour l’emploi.

 

Ma réponse au député Michel Destot sur les PME lors des questions au gouvernement

Politique du gouvernement en faveur des PME : j’ai répondu ce mercredi 27 mars 2013, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question du député Michel Destot.

Jamais un gouvernement n’avait fait autant pour l’innovation dans les années passées.

 

Mon entretien dans Ouest-France : « Passer un message aux chefs d’entreprises »

Visite ce matin de l’entreprise Thermocoax à Saint-Georges-des-Groseillers

Le quotidien régional Ouest France a publié ce matin, à l’occasion de ma visite dans l’Orne, un entretien dans lequel je m’exprime sur notre politique en faveur de la compétitivité des entreprises françaises, sur nos réformes, et sur l’industrie automobile.

Votre visite à Flers intervient alors que la situation économique de la France est particulièrement dégradée. Quel sens donner à ce déplacement ?

Je vais chaque semaine en région, pour rencontrer les Français et leur expliquer que nous faisons, avec les partenaires sociaux, les réformes nécessaires (réforme du marché du travail, réforme des retraites, réforme du financement de l’économie…). Ces efforts, justement partagés, vont porter leurs fruits. Je veux leur dire aussi que nous faisons les réformes à notre rythme, car je ne veux pas ajouter l’austérité à la récession. Cette année, il n’y aura pas de plan d’ajustement budgétaire supplémentaire, au-delà de l’effort déjà prévu, afin de poursuivre le redressement des comptes tout en préservant les conditions de rebond de l’activité et de création d’emplois.

Peut-on attendre de votre part une annonce particulière à l’occasion de ce déplacement ou votre venue n’est-elle qu’une simple visite de courtoisie ?

Je viens d’abord entendre les attentes des chefs d’entreprise et des salariés. Mais j’aimerais aussi leur passer un message de mobilisation. Nous avons des atouts. Assez d’autoflagellation et de déclinisme ! Ce qui fait défaut aujourd’hui pour faire redémarrer l’économie du pays, ce ne sont pas les richesses, c’est la confiance.

Le gouvernement est précisément aux côtés des entreprises pour créer cette confiance et pour leur fournir les outils dont elles ont besoin pour investir et embaucher. Je pense notamment aux 20 milliards d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont le préfinancement est assuré dès maintenant par la Banque publique d’investissement, et aux 500 millions d ‘euros de garantie de trésorerie que celle-ci offre également aux TPE et aux PME. C’est très concret. Les outils existent, il faut que les acteurs économiques s’en saisissent ! Ils sont faits pour les aider et les rendre plus compétitifs.

Pour lire la suite de cet entretien, vous pouvez consulter la version papier du quotidien Ouest-France ou cliquer sur le lien suivant : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pierre-moscovici-passer-message-chefs-dentreprises-18-03-2013-89573?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute