Côte d’Ivoire : maintenant, priorité à la réconciliation et à la justice

J’ai été, ces derniers jours, de nombreuses fois sollicité sur la situation en Côte d’Ivoire, et ce par des partisans des deux camps. Il est toujours difficile de porter une parole diplomatique et raisonnée lorsque ceux qui vous interpellent parlent drames humains et exactions. J’ai néanmoins voulu prendre ici le temps de partager avec vous mes réflexions et mes convictions.

Lors du premier tour, les résultats ont été acceptés par tous et la certification de l’ONU ne posait de problème à personne. Ceux du second, quelles que soient les préférences de chacun, étaient également clairement établis.

Tout d’abord sur l’élection elle-même. Le principe de sa tenue me semblait indispensable, dans la mesure où aucun pouvoir ne peut être légitime durablement lorsque son mandat est arrivé à terme. Laurent Gbagbo avait d’ailleurs bien compris cette nécessité en acceptant, avec tous les acteurs politiques ivoiriens, de participer à cette dynamique démocratique. Avec les accords de Pretoria, tous les candidats ont accepté le principe d’une certification des résultats par l’ONU, dans la mesure où la partition du pays rendait difficile d’atteindre une transparence suffisante si le scrutin avait été organisé par un bloc contre l’autre. Pendant la campagne, j’ai estimé qu’il n’était pas du rôle des partis et du gouvernement français de soutenir tel ou tel candidat et ai donc plaidé pour une neutralité absolue, afin de laisser les Ivoiriens décider par eux-mêmes de leur avenir. Lors du premier tour, les résultats ont été acceptés par tous et la certification de l’ONU ne posait de problème à personne. Ceux du second, quelles que soient les préférences de chacun, étaient également clairement établis.

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