Mon entretien dans Ouest-France : « Passer un message aux chefs d’entreprises »

Visite ce matin de l’entreprise Thermocoax à Saint-Georges-des-Groseillers

Le quotidien régional Ouest France a publié ce matin, à l’occasion de ma visite dans l’Orne, un entretien dans lequel je m’exprime sur notre politique en faveur de la compétitivité des entreprises françaises, sur nos réformes, et sur l’industrie automobile.

Votre visite à Flers intervient alors que la situation économique de la France est particulièrement dégradée. Quel sens donner à ce déplacement ?

Je vais chaque semaine en région, pour rencontrer les Français et leur expliquer que nous faisons, avec les partenaires sociaux, les réformes nécessaires (réforme du marché du travail, réforme des retraites, réforme du financement de l’économie…). Ces efforts, justement partagés, vont porter leurs fruits. Je veux leur dire aussi que nous faisons les réformes à notre rythme, car je ne veux pas ajouter l’austérité à la récession. Cette année, il n’y aura pas de plan d’ajustement budgétaire supplémentaire, au-delà de l’effort déjà prévu, afin de poursuivre le redressement des comptes tout en préservant les conditions de rebond de l’activité et de création d’emplois.

Peut-on attendre de votre part une annonce particulière à l’occasion de ce déplacement ou votre venue n’est-elle qu’une simple visite de courtoisie ?

Je viens d’abord entendre les attentes des chefs d’entreprise et des salariés. Mais j’aimerais aussi leur passer un message de mobilisation. Nous avons des atouts. Assez d’autoflagellation et de déclinisme ! Ce qui fait défaut aujourd’hui pour faire redémarrer l’économie du pays, ce ne sont pas les richesses, c’est la confiance.

Le gouvernement est précisément aux côtés des entreprises pour créer cette confiance et pour leur fournir les outils dont elles ont besoin pour investir et embaucher. Je pense notamment aux 20 milliards d’euros du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), dont le préfinancement est assuré dès maintenant par la Banque publique d’investissement, et aux 500 millions d ‘euros de garantie de trésorerie que celle-ci offre également aux TPE et aux PME. C’est très concret. Les outils existent, il faut que les acteurs économiques s’en saisissent ! Ils sont faits pour les aider et les rendre plus compétitifs.

Pour lire la suite de cet entretien, vous pouvez consulter la version papier du quotidien Ouest-France ou cliquer sur le lien suivant : http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/pierre-moscovici-passer-message-chefs-dentreprises-18-03-2013-89573?utm_source=rss&utm_medium=ofentreprise&utm_campaign=rss_info_toute

Pierre Moscovici et la crise : « Nous allons nous en sortir » [Ouest France]

Pierre Moscovici a accordé hier un entretien au quotidien Ouest France.

La vidéo de cet entretien :


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L’interview à Ouest France :

Les couacs viennent d’un manque d’autorité de Jean-Marc Ayrault ou d’un manque de clarté de François Hollande ?

Ni l’un, ni l’autre ! Le président donne un cap clair depuis la campagne présidentielle. Et Jean-Marc Ayrault, avec qui je travaille dans d’excellentes conditions, est un homme qui a de l’autorité. C’est à chacun de maîtriser son expression.

Je pense, comme François Hollande, que le pire est passé grâce en partie à la réorientation qu’il a imprimée.

Fera-t-on assez de croissance pour tenir le déficit à 3 % du PIB ?

Cet objectif est impératif. Un pays qui s’endette s’affaiblit, perd sa souveraineté, devient esclave des marchés. Pour se désendetter, il faut réduire les déficits. Nous nous sommes engagés à réaliser 3 % en 2013, nous le devons. Et je crois très possible une croissance de 0,8 % l’an prochain, avec le secret espoir d’être un peu au-dessus. Ça dépend en partie de notre capacité à sortir l’Europe de son ornière. Je pense, comme François Hollande, que le pire est passé grâce en partie à la réorientation qu’il a imprimée.

Pour inverser la courbe du chômage, il faudrait plutôt une croissance de 1,5 voire 2 %…

Certaines réformes visent le retour à l’emploi : les contrats de génération, les emplois d’avenir, ce sont des dispositions extrêmement fortes. Il y a la négociation sur la réforme du marché du travail : elle sera bonne pour les entreprises et pour les salariés. Et il y a la recherche de la croissance. On peut inverser la courbe du chômage d’ici un an.

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