CICE et compétitivité : la vidéo de ma réponse à Valérie Pécresse à l’Assemblée nationale – QAG

Lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale ce mardi 25 juin, j’ai répondu à Valérie Pécresse qui m’interrogeait sur la politique du gouvernement en faveur de la compétitivité.

J’ai rappelé les nombreuses mesures créées par le gouvernement depuis un an pour soutenir la compétitivité de nos entreprises, et pour redresser dix années de dégradations dans ce domaine.

Nous nous attaquons au déficit de compétitivité creusé par la précédente majorité, notamment avec le CICE qui est une mesure extraordinairement puissante.

 

Mon interview hier dans Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien

J’étais hier matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Pendant près d’une heure, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur le bilan du gouvernement et du Président de la République, un an après son élection. J’ai abordé les sujets de la croissance, du redressement, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat.

Je me suis aussi exprimé sur le rééquilibrage des politiques en Europe, avec la fin du dogme de l’austérité, sous l’impulsion de la France. J’ai rappelé ma conviction que le couple franco-allemand est décisif pour l’Europe.

J’ai enfin souligné l’action et les réformes qui ont été menées depuis un an par François Hollande, au service des Français.

La vidéo de cette intervention :

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Questions au Gouvernement : ma réponse à Christophe Priou sur le chantier naval STX

Ma réponse à la question du député Christophe Priou sur le chantier naval STX, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale :

L’avenir des Chantiers de l’Atlantique est un sujet qui doit nous rassembler tous.

« Un tournant, non, une nouvelle phase, oui » – Mon interview dans L’Express

Retrouvez ci-dessous un extrait de mon interview parue dans L’Express ce mercredi 28 novembre.

Notre politique est dans la droite ligne de nos engagements de campagne.

Jean-Louis Bourlanges, ex-député européen, dit de la politique économique de François Hollande : tout était écrit, mais, comme dans les contrats d’assurance, les choses désagréables l’étaient en petit. Approuvez-vous?

La formulation de Jean-Louis, qui est un ami, est amusante, mais laisse penser qu’il y aurait eu une dissimulation light de notre part, ce qui n’est pas vrai. Notre politique est dans la droite ligne de nos engagements de campagne. J’en prendrai deux exemples. D’abord, le choix du sérieux budgétaire. A aucun moment, ni en 2011 ni en 2012, François Hollande ne s’en est écarté. C’est sur ce mandat qu’il a gagné la primaire, puis la présidentielle. Ensuite, le pacte productif. C’était le premier chapitre de son projet présidentiel, la création d’une banque publique d’investissement étant la mesure no 1. Le pacte de compétitivité reprend à la fois la lettre et l’esprit de ces engagements. Mais il est vrai que nous avons trouvé une situation plus dégradée que prévu, et que nous avons dû réagir plus fort et mettre notre démarche en œuvre à un rythme soutenu.

Vous avez tout de même parlé d’une « révolution copernicienne » : qu’est-ce à dire?

La révolution copernicienne, ce n’est pas un reniement, ce n’est pas un virage, ce n’est pas un tournant par rapport à la campagne de François Hollande, mais un changement profond par rapport aux traditions des politiques économiques en France, y compris celles des socialistes. La gauche, ce n’est pas l’augmentation systématique de la dépense. Etre de gauche, ce n’est pas d’emblée redistribuer, mais c’est penser d’abord à produire. Nous sommes en train de sortir du vieux débat entre socialisme de la production et socialisme de la redistribution, en inventant une politique économique qui marche sur ses deux jambes. La demande, car le pouvoir d’achat et la consommation intérieure sont une composante majeure de la croissance française, mais aussi l’offre, sur laquelle nous mettons clairement l’accent. En affirmant le triptyque de notre politique économique – le sérieux budgétaire, l’engagement européen vers une intégration solidaire, la compétitivité -, ce gouvernement, avec son style, aura en six mois imprimé plus de changements que n’importe quel autre de ses prédécesseurs depuis des décennies.

Nous avons une méthode, elle est sociale-démocrate, c’est celle du dialogue.

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Mes réponses aux questions au Gouvernement du Sénat

J’ai répondu hier, lors de la séance de questions au Gouvernement du Sénat, aux trois questions ci-dessous :

– La première de la sénatrice Marie-Hélène Des Esgaulx sur le rapport Gallois et le pacte de compétitivité.

– La seconde du sénateur Alain Richard sur le Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi.

– La troisième de la sénatrice Eliane Assassi sur la politique économique du Gouvernement.

Ma réponse à Jacqueline Fraysse sur le rapport Gallois et les mesures annoncées par le Gouvernement – Questions au Gouvernement

Retrouvez ci-dessous ma réponse de ce mardi 13 novembre 2012 à la question de la députée Jacqueline Fraysse, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, sur le rapport Gallois, les mesures annoncées par le Gouvernement pour la compétitivité, et la TVA.

Ce Gouvernement a décidé de s’attaquer avec courage au déficit de compétitivité français.

« Une révolution pour la gauche » [Le Républicain Lorrain]

Mon interview de jeudi dernier au Républicain Lorrain sur le pacte de compétitivité, la croissance, la TVA, l’avenir de PSA et le financement des collectivités locales.

Le pacte de compétitivité, c’est baisser les impôts pour les entreprises, et augmenter la TVA pour les consommateurs. Est-ce vraiment socialiste ?

Pierre MOSCOVICI : « La politique économique du gouvernement est un triptyque, qui exigeait des choix courageux : le sérieux budgétaire, la levée des incertitudes européennes, et la compétitivité. C’est une révolution copernicienne pour la gauche, et plus largement pour notre pays. J’ai toujours dit que compétitivité n’était pas un gros mot pour un homme de gauche et qu’il fallait l’aborder de manière globale. Nous aurions été fautifs de ne pas agir sur le coût du travail, tant le diagnostic sur ce point du rapport de Louis Gallois est précis et convaincant. Cela n’est pas le seul problème, mais c’est un vrai problème. Il fallait répondre par une mesure puissante, immédiate, efficace : c’est le crédit d’impôt compétitivité et emploi, qui permettra la création de 300 000 emplois et l’augmentation de 0,5 % du PIB dans le quinquennat. »

Nous faisons un usage plus juste de la TVA.

Mais il y aura bien une « TVA sociale »…

«Non, ce n’est pas la TVA Sarkozy ! Elle entre en vigueur en 2014, pas en 2012 en pleine crise, car nous n’avons pas voulu toucher davantage le pouvoir d’achat en 2013, compte tenu des efforts importants que nous demandons pour réduire le déficit public. De plus, nous faisons un usage plus juste de la TVA : Nicolas Sarkozy avait touché uniquement au taux normal, majoré de 1,6 point, alors que nous l’augmenterons de 0,4 point seulement, en abaissant le taux réduit, qui concerne notamment l’alimentation, de 5.5 % à 5 %. Au total, nous faisons deux fois plus pour la compétitivité avec deux fois moins de TVA que Nicolas Sarkozy. »

Mme Parisot parle « d’avancée significative », tandis que M. Mélenchon qualifie le plan de « lamentable ». Cela pose question à votre électorat…

« Je regrette que M. Mélenchon se laisse aller à de telles facilités. Il se trompe. Les Français de gauche veulent le redressement du pays, et ils savent que nous faisons les efforts indispensables. Des voix s’élèveront, et exprimeront des positions traditionnelles. Je les comprends, il y a un travail intense de pédagogie à faire. Et il y a une bataille politique à mener, contre la droite : comment osent-ils nous donner des leçons sur la compétitivité, eux qui l’ont dégradée à force de ne pas agir ou de faire les mauvais choix ? »

Vous avez souvent cité le rapport Attali. Préparez-vous des mesures sur les professions réglementées, comme les taxis ou les notaires ?

« Le rapport Attali reste une source d’inspiration, par exemple sur la stabilité des réglementations. Mais s’agissant des professions réglementées, je dirais qu’il nous faut mobiliser tout le monde, plutôt que d’ouvrir de nouveaux fronts. »

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Mon discours d’ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs

CC Олександр

Retrouvez ci-dessous le script du discours que j’ai prononcé ce matin, en ouverture de la 5ème conférence annuelle des Entrepreneurs.


Discours de Pierre MOSCOVICI,

Ouverture de la 5ème Conférence annuelle des Entrepreneurs,

« Le pacte de compétitivité, ma réponse aux besoins des entreprises »

Mesdames et Messieurs,

Bienvenue et merci de votre présence à cette cinquième conférence annuelle des entrepreneurs, que je suis heureux d’ouvrir à vos côtés. Hasard heureux du calendrier, cette conférence coïncide cette année avec l’entrée du Gouvernement dans une nouvelle phase de sa politique économique, cruciale, celle du long terme, des réformes de structure, qui mobilisera tout particulièrement les entreprises, autour du « pacte de compétitivité » que nous avons présenté la semaine dernière.

Il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

Au sein du gouvernement, j’ai participé à la conception de ce pacte, sous l’autorité du Premier Ministre et du Président de la République. Il se veut une réponse à vos besoins, comme une démonstration, aussi, de notre capacité d’écoute et de notre volonté de promouvoir l’entrepreneuriat. Nos entreprises ont du talent, elles sont l’atout phare de notre économie, nous devons prendre appui sur elles pour renouer avec la croissance et l’emploi car il n’y a pas d’économie prospère sans entreprises performantes. C’est l’objet même du pacte de compétitivité.

A un « choc » ponctuel, unilatéral et limité, nous avons préféré un pacte de long terme, ambitieux et concerté. Ce choix me paraît à tous égards meilleur, parce qu’il met en route une mobilisation collective, dans le temps, de toutes les forces du pays.

C’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Ce pacte est global, il couvre tous les aspects de la compétitivité : les coûts, pour redonner de l’oxygène aux entreprises, mais aussi le hors-coûts. L’un ne va pas sans l’autre, d’ailleurs : pour innover, investir ou construire une image de marque, nos entreprises doivent dégager des marges et les utiliser pour investir et embaucher.

  • Ce pacte, comme tout contrat, engage ses parties prenantes : aux engagements des uns doivent répondre les contreparties des autres, dans une démarche d’où chacun sort gagnant. Je me suis beaucoup investi pour que cette économie figure au cœur du pacte de compétitivité, afin d’en faire un véritable pacte de confiance. La gravité de la situation impose la mobilisation de tous, c’est ensemble que nous relèverons les défis de l’économie française.

  • Un pacte ne clôt pas le débat, mais ouvre sur une négociation pour sa mise en œuvre. Je dirai dans un instant quel rôle j’y tiendrai, dans les prochaines semaines, aux côtés de Jean-Marc Ayrault.

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