Mon interview dans l’émission Parlement Hebdo sur LCP et Public Sénat

Invité de l’émission Parlement Hebdo sur LCP et Public Sénat, j’ai répondu aux questions de Kathia Gilder et Michaël Szames sur l’actualité politique de la semaine.

Réforme ferroviaire, climat politique, rapport de la Cour des comptes, Alstom, réforme territoriale, transition énergétique, ou encore PSA : autant de sujets sur lesquels je m’exprime dans la vidéo ci-dessous.

Nous devons bâtir l’Europe de l’investissement, pour retrouver l’élan du projet européen.


Parlement Hebdo : Pierre Moscovici, député… par LCP

Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe

Mobilisé sur le terrain pour une nouvelle Europe.

La réunion publique à laquelle j’ai participé hier à Wattrelos ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe.

J’étais hier à Wattrelos, dans le Nord, pour une réunion publique consacrée aux élections européennes. Depuis plusieurs semaines déjà, je me déplace en France, dans nos régions, afin d’être présent aux côtés de nos candidats socialistes et progressistes des listes « Choisir notre Europe » et pour expliquer aux Français les enjeux de cette élection. La réunion publique à laquelle j’ai participé hier, à l’invitation du député-maire Dominique Baert, marquée par des échanges fructueux avec les candidats et les participants, ne fait que confirmer ma conviction qu’il est nécessaire de s’engager pour l’Europe, pour une autre Europe. Je serai ce soir à Bourg-en-Bresse, aux côtés de mon ami Vincent Peillon, pour continuer à porter ce message, à quelques jours d’un scrutin qui ce dimanche donnera un nouveau visage à l’Europe.

J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France.

Il est pour moi essentiel, naturel même, d’être mobilisé dans cette campagne. J’ai en moi cet ADN européen, mettant depuis de nombreuses années mon expérience au service de l’idéal européen. En m’engageant pour l’Europe, je m’engage pour la France. Car notre destin est intimement lié à celui de l’Europe. Citoyens, consommateurs, travailleurs, épargnants, nous sommes tous concernés par le projet européen, et nos vies quotidiennes sont imprégnées des progrès portés par l’Europe. Pro-européen passionné, je suis fier de ce qui a été accompli depuis l’impulsion donnée par les pères fondateurs. L’Europe est une chance : mettre en commun nos forces et nos atouts, partager nos valeurs et nos décisions, exercer ensemble notre souveraineté, c’est cela toute la beauté du projet européen. Alors quand je vois les dangers du vote eurosceptique, je suis convaincu que l’Europe mérite mieux que le dénigrement, le rejet, le recul et l’affaiblissement.

Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle.

Ce dimanche, nos concitoyens voteront pour définir la composition du Parlement européen ces cinq prochaines années. Ils pèseront également directement – et c’est une première – dans le choix du futur président de la Commission européenne. Voter aux élections européennes ce dimanche, c’est choisir l’orientation de l’Europe. Avec les socialistes européens, avec Martin Schulz, c’est lui donner une nouvelle impulsion, un nouveau souffle. C’est refuser les politiques d’austérité menées par la droite conservatrice, qui a étouffé la reprise, et promouvoir au contraire une nouvelle croissance, avec des investissements au service des citoyens européens.

L’heure, plus que jamais, est à la mobilisation pour une Europe sociale, une Europe de la croissance et de l’emploi, une Europe du progrès, une Europe des peuples.

Voici quelques photos de ce déplacement à Wattrelos :

Mon discours lors du 19ème Rassemblement national des secrétaires de section à Paris ce samedi

J’ai participé ce samedi 1er février au 19ème Rassemblement national des secrétaires de section du Parti socialiste à la Maison de la Mutualité à Paris. L’occasion de présenter notre vision d’une France qui va de l’avant, d’un pays qui se redresse, avec un gouvernement volontaire et porteur de réformes, au sein d’une Europe réorientée vers la croissance et l’emploi, au Europe au service de ses peuples.

Voici le discours que j’ai prononcé en conclusion de ce rassemblement :

Discours lors du 19ème rassemblement national des secrétaires de section

Samedi 1er février 2014

 

 

Cher Harlem,

Chers camarades, Chers amis,

C’est en ministre de l’Economie et des Finances, mais surtout en militant socialiste, en élu local, en candidat aux élections municipales dans un territoire durement marqué par la désindustrialisation et le Front national, en européen convaincu que je veux vous parler.

Harlem m’a demandé de m’exprimer devant vous et de clôturer notre journée. Je l’en remercie. Car nous sommes ici aujourd’hui, pour ce rassemblement annuel des secrétaires de section, à l’entrée de la dernière ligne droite qui nous mène aux élections municipales puis aux élections européennes. C’est en ministre de l’Economie et des Finances, mais surtout en militant socialiste, en élu local, en candidat aux élections municipales dans un territoire durement marqué par la désindustrialisation et le Front national, en européen convaincu que je veux vous parler.

Dans mes fonctions, je me déplace, souvent, autant que je le peux, pour parcourir la France, parler à nos salariés, à nos entreprises, à nos forces vives. A chaque fois, je prends le temps, le soin de rencontrer les militants de la fédération. Je sais, plus que tout autre, la difficulté de votre tâche, celle de vous battre sur le terrain, alors que la situation économique est si difficile et les Français, si impatients. Je sais aussi les questions qui se posent parmi les militants, les doutes qui les assaillent – parfois même sur l’action de notre gouvernement. Paris qui paraît bien loin, Bruxelles plus encore. Je vois le temps qui passe, les attentes qui demeurent, les résultats qui arrivent, mais trop lentement. C’est à cela que je veux répondre.

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les dix années de droite au pouvoir, c’est 612 milliards d’augmentation de la dette publique. C’est 75 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus riches et 24 taxes supplémentaires pour tout le monde.

Je veux vous dire d’abord et toujours – il faudra le dire pendant 5 ans, parce que c’est le temps qu’il faudra pour redresser notre pays ! – à quel point la droite a affaibli la France. Nicolas Sarkozy, dans son « teasing » un peu indécent pour préparer son retour, ose nous dire « je n’ai jamais menti ». Mais nous n’avons aucune leçon à recevoir de lui, à recevoir de l’UMP, qui prend chaque semaine des accents plus agressifs ! Si la situation est difficile, si les efforts demandés aux Français sont importants, c’est parce que leur échec pèse encore sur notre pays. Le quinquennat de Nicolas Sarkozy, les dix années de droite au pouvoir, c’est 612 milliards d’augmentation de la dette publique. C’est 75 milliards de cadeaux fiscaux pour les plus riches et 24 taxes supplémentaires pour tout le monde. Et tout le reste : les 80 000 postes de professeurs supprimés en 5 ans ; l’augmentation de 8,7 milliards du déficit de la sécurité sociale. C’est 1 million de chômeurs en plus. Et, cerise sur le gâteau, un chiffre désespérément rond : 0 point de croissance supplémentaire sur l’ensemble de son quinquennat ! Alors ne nous laissons pas faire, Chers camarades !

La vérité, elle est là : c’est parce que la droite a rabaissé notre pays, abîmé notre industrie, fragilisé notre vivre-ensemble, que notre tâche est à la fois si lourde et si importante. Lorsque je les entends dauber sur notre action, je ne peux m’empêcher d’y songer : c’est notre responsabilité, c’est notre honneur que d’être aujourd’hui à la barre, pour réparer ce qu’ils ont détruit !

Je sais aussi pertinemment que certains de nos militants rêvaient d’autre chose, que tout serait plus facile si la situation économique et sociale était meilleure. Moi-même, j’ai parfois le souvenir, jeune ministre dans le gouvernement de la gauche plurielle, de ces 4% de croissance, de cette France à la tête de l’Europe rose, des 35 heures et des emplois jeunes. Mais ne nous y trompons pas mes camarades : l’objectif des socialistes, l’objectif du gouvernement, c’est bien de replacer la France dans cette dynamique, c’est bien de mobiliser toutes les énergies qui doivent nous permettre de poursuivre notre but historique, qui est celui de l’égalité et de la justice sociale, par le progrès et la croissance économique. Et c’est notre responsabilité de parti de gouvernement, notre responsabilité de cadres de ce parti que d’accepter ce défi, – y compris dans la difficulté –, de le relever sans douter et de garder la tête haute.

 

Je ne suis pas dupe : je sais, mes amis, les questions qui se posent dans nos rangs. Je les connais, parce que je nous connais. Elles reviennent à chaque fois que nous exerçons le pouvoir. Avons-nous changé ? La politique que nous menons est-elle socialiste ? Ne sommes nous pas tentés par le libéralisme, menacés par le renoncement ? Ces doutes, ces questions mes camarades, je les entends. Et le ministre de l’Economie et des Finances que je suis les entend sans doute plus fort encore que les autres ! Je ne veux pas les éviter, je ne veux pas les fuir. Mais je veux y répondre et je veux les éteindre.

L’emploi, c’est la première priorité de François Hollande, le président de la République, notre Président, l’objectif de toutes nos politiques économiques.

Continuer la lecture

Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : face au FN (5/15)

Je m’oppose fondamentalement, depuis tant d’années au plan national et dans le Pays de Montbéliard, à l’offre politique du Front national. Cette opposition, je l’explique dans mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte », dans l’extrait suivant :

 

Extrait 5 : Face au FN

Chez ces hommes seuls, le Front national frappe désormais à la porte et leur propose une culture du chef, de l’autorité, de la contestation qu’ils ne trouvent plus à l’usine.

« La gauche, elle, depuis toujours, est une internationale. Aujourd’hui, cela ne la place pas spontanément en position de force pour répondre aux angoisses diffuses de la France des villages. Le monde ouvrier, déstructuré notamment par le recul des syndicats et le lent déclin du Parti communiste, a oublié la solidarité de classe qui en avait fait le cœur de l’internationalisme. Cette perte de repères, le sentiment que la gauche ne répondrait plus à leurs aspirations, d’ailleurs devenues complexes et contradictoires, et la promotion des individualismes de la société du spectacle ont achevé de faire des ouvriers du XXIe siècle des hommes seuls. Chez ces hommes seuls, le Front national frappe désormais à la porte et leur propose une culture du chef, de l’autorité, de la contestation qu’ils ne trouvent plus à l’usine. Toute l’offre politique du Front national est là.

Ce qui définit largement ce parti, à savoir une forme de nationalisme obsessionnel, n’a probablement jamais été autant en décalage avec la réalité du monde qui va.

Tout son mensonge aussi. Car ce qui définit largement ce parti, à savoir une forme de nationalisme obsessionnel, n’a probablement jamais été autant en décalage avec la réalité du monde qui va. Le capitalisme, lui, change constamment, mais tel qu’en lui même : dès le XIXe siècle, il avait compris que le cadre des nations devait être dépassé, y compris pour mieux mettre à bas les solidarités collectives. De mondialisation en mondialisation, aidé par l’essor des technologies, il a façonné une économie ouverte, hypermobile, ultracompétitive. Face à cela, les défilés bleu marine seront bien peu de chose.

Ce Front national, je le connais bien et je le combats depuis deux décennies maintenant dans le Pays de Montbéliard.

Continuer la lecture

Mon agenda prévisionnel de cette semaine – 3 au 7 juin

AGENDA PRÉVISIONNEL

DU LUNDI 3 JUIN AU VENDREDI 7 JUIN 2013

 

Lundi 3 juin :

08h15 : « Matinale de France Info » avec Raphaëlle DUCHEMIN.

10h30 : Entretien avec M. Harlem DÉSIR, Premier secrétaire du Parti socialiste (Bercy).

11h30 : Entretien avec M. Jean-Vincent PLACE, Président du groupe Écologiste au Sénat (Bercy).

13h00 : Déjeuner avec M. Jean-Pierre JOUYET, Directeur général de la Caisse des Dépôts et Président de la Banque publique d’Investissement (BPI) – (Bercy).

15h15 : Entretien avec M. Eric TRAPPIER, Président-Directeur Général du Groupe Dassault Aviation (Bercy).

17h00 : Rencontre avec la délégation française du FMI (Bercy).

Mardi 4 juin :

11h30 : Audition du Groupe Socialiste, Républicain et Citoyen (SRC) avec Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux, ministre de la Justice et M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget en présence du Premier ministre sur le projet de loi « Lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière » (Assemblée Nationale).

15h00 : Questions d’actualité (Assemblée Nationale).

16h30 : Entretien avec M. Gérard MESTRALLET, Président de Paris Europlace, M. Arnaud de BRESSON, Directeur général et M. Bruno LAFONT, Président-Directeur Général du Collège « Investisseurs Institutionnels » de Paris-Euro (Bercy).

17h45 : Entretien avec M. Jean-Dominique SENARD, Président du Groupe Michelin (Bercy)

19h00 : Entretien avec M. Benoît HAMON, Ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation (Bercy).

Soir : Discussion, en deuxième lecture du projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires (Assemblée Nationale).

Mercredi 5 juin :

10h00 : Conseil des Ministres (Palais de Élysée).

15h00 : Questions d’actualité (Assemblée nationale).

16h30 : Suite de la discussion, en deuxième lecture, du projet de loi de « séparation et de régulation des activités bancaires » – (Assemblée Nationale).

18h00 : Audition, ouverte à la presse, devant la Commission des Lois avec Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux ministre de la Justice et M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget sur le projet de loi organique relatif au procureur de la République financier et le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière (Assemblée Nationale).

Vendredi 7 juin :

09h30 : Entretien avec M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué au Budget.

10h30 : Rencontre avec les organisations patronales non représentatives (Matignon).

15h00 : Entretien avec M. Jean-Louis BEFFA, Président d’honneur de Saint-Gobain (Bercy).

17h00 : Réunion ministérielle sur les retraites (Matignon).

Mon déplacement dans la Somme et en Seine-Maritime en vidéos et en images

J’étais hier en déplacement dans la Somme et en Seine-Maritime, pour rencontrer les chefs d’entreprise et les salariés de la région de Dieppe et évoquer avec eux la mise en œuvre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi.

J’ai d’abord visité l’entreprise Waltersperger à Brangy-sur-Bresle en Seine-Maritime, une PME de verrerie et cristallerie. Je suis heureux de l’accueil chaleureux qui m’a été réservé par les salariés de cette belle entreprise, et j’ai été frappé par la richesse de leur savoir-faire.

Cette visite était suivie par France 3 Haute-Normandie :

En direct dans le journal télévisé 12|13 de France 3 Haute-Normandie :

 

Ensuite, j’ai déjeuné avec des chefs d’entreprise à Eu, et nous avons dialogué sur les réformes mises en place par le gouvernement depuis un an en faveur de la compétitivité des entreprises françaises et de l’emploi.

Puis je me suis rendu dans le centre des finances publiques d’Eu, à l’occasion de la clôture de la campagne de déclaration papier des revenus. La rencontre avec les agents a permis de souligner leur travail de qualité, au quotidien.

SGD Group, un des leaders mondiaux du flaconnage en verre, à Mers-les-Bains m’a ensuite ouvert ses portes : l’occasion de discuter avec les salariés qui représentent parfaitement l’excellence française dans le domaine de la production de flacons de parfums.

Enfin, j’ai rencontré les militants de la fédération de la Seine-Maritime, rencontre qui a donné lieu à des échanges intéressants et fructueux !

C’est toujours avec le même plaisir que je me rends à la rencontre des acteurs économiques et des habitants de nos territoires. Ces rencontres me confirment l’importance de nos réformes en matière de compétitivité, d’emploi, de croissance, chaque jour au service de nos entreprises et des Français !

Mon déplacement à Clermont-Ferrand en images

J’étais aujourd’hui en déplacement à Clermont-Ferrand, avec Fleur Pellerin, ministre chargée des PME, de l’Innovation et de l’Économie numérique, Jean-François Roubaud, Président de la CGPME,  Jeanne-Marie Prost, Médiatrice nationale du crédit, et de Nicolas Dufourcq, Directeur général de la Banque Publique d’Investissement (BPI).

Ce déplacement a permis de valoriser la mise en œuvre concrète, en région, de plusieurs mesures du Pacte de compétitivité. J’ai notamment signé les premiers contrats de préfinancement de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), soutien important à la compétitivité de nos entreprises.

Après avoir visité les laboratoires Théa, groupe pharmaceutique de 700 salariés spécialisé dans les produits en ophtalmologie, je me suis rendu à la Direction régionale des finances publiques (DRFiP), où nous avons abordé avec Fleur Pellerin l’enjeu de la réduction des délais de paiement de l’Etat à ses fournisseurs. J’ai ensuite déjeuné avec des chefs d’entreprises à la préfecture, puis j’ai participé à une rencontre avec des étudiants de l’Institut français de mécanique avancée (IFMA), de l’ESC Clermont, de l’Université d’Auvergne et de classes préparatoires HEC, avant de visiter les ateliers de l’IFMA. J’ai terminé ce déplacement par un échange avec les militants de la fédération socialiste du Puy-de-Dôme.

Un déplacement riche en rencontres, en échanges, où j’ai pu constater directement sur le terrain les effets de notre politique en faveur de la compétitivité des entreprises françaises.

Je vous invite à découvrir ce déplacement en images :

Visite des laboratoires Théa :

 

Visite de la Direction régionale des finances publiques (DRFIP) :

Continuer la lecture

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Depuis 7 mois maintenant, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est à la tâche et met en œuvre les orientations définies par le Président de la République François Hollande.

Je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il n’est pas question ici de me livrer à l’exercice du bilan – ce serait prématuré, artificiel et fastidieux. Et je n’ai pas l’intention de succomber à la tentation facile du commentaire sur le fonctionnement de l’équipe gouvernementale, ses supposés couacs, ses prétendues contradictions : je crois en la loyauté, la solidarité, la cohésion dans notre travail. Mais je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement.

Gouverner un pays en crise, tout d’abord, exige du courage. Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir à n’importe quelle époque ou dans n’importe quelle situation. Nous devons faire face à une crise internationale qui dure depuis 2008, qui frappe inégalement les différentes économies du monde, mais qui n’a épargné personne. L’Europe, et notamment la zone euro, s’est enlisée dans une phase de croissance plate, de stagnation. Elle est même menacée par une déflation que nourrit une tendance à l’austérité généralisée. De surcroît, à notre arrivée, la zone euro apparaissait menacée dans son existence même, atteinte qu’elle était par des déséquilibres globaux et nationaux, frappant par exemple la Grèce, l’Espagne, Chypre, et dépourvue de régulations solides. La France, enfin, a vu sa situation se dégrader fortement, et est confrontée à trois déficits. Déficit de croissance et d’emploi tout d’abord, avec un taux de chômage supérieur à 10 %, qui ne cesse de croître depuis maintenant 18 mois. Déficit de crédibilité, avec le haut niveau des déficits – qui auraient été supérieurs à 5 % en 2012 si nous n’avions pas agi – et l’accumulation de dette publique – 1 700 milliards d’euros, soit 91 % du PIB. Déficit de compétitivité, enfin, traduit par une balance commerciale négative de 70 milliards d’euros, là où l’Allemagne dégage un excédent de 160 milliards d’euros. Les inégalités de surcroît s’étaient fortement creusées. Bref, il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement. Dès lors, il fallait définir une stratégie ambitieuse et cohérente, conduite dans la durée.

Continuer la lecture