Extrait de mon portrait publié dans Challenges

Retrouvez ci-dessous un extrait de mon portrait publié ce jour dans Challenges, dans lequel sont notamment abordés mon engagement européen, ma mission parlementaire, et la ligne réformiste, sociale-démocrate et proeuropéenne.

Moscovici voit son horizon européen s’éclaircir


Pour l’ancien ministre des Finances, le remaniement gouvernemental en France crédibilise sa candidature au poste de commissaire à l’Économie.

Le jour de la démission du gouvernement Valls, Pierre Moscovici était un des rares députés présents à l’Assemblée nationale. « Je n’attends aucun coup de fil, souri-t-il. Mon destin est européen. » En effet, si l’ancien ministre des Finances est en campagne, ce n’est pas pour un maroquin à Paris, mais pour le poste de commissaire européen à l’Economie. Très lyrique sur « ce job magnifique » qui ne lui est pas encore assuré à Bruxelles, il reste tout en retenue sur le remaniement : « Le président de la République et le Premier ministre ont choisi de trancher. Ils donnent un signal de cohérence, réaffirmant une ligne réformiste, sociale-démocrate et proeuropéenne. » Avec un rappel toutefois : « C’est en réalité celle du gouvernement depuis 2012. »

La clarification à Paris va certainement l’aider à gagner en crédibilité, à Bruxelles comme à Berlin. Difficile en effet d’espérer succéder au très orthodoxe Finlandais Olli Rehn, quand on représente un pays qualifié, jusque dans le New York Times, d’« homme malade de l’Europe ». Cet été, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, chauffé par sa base, a estimé que ce serait curieux de désigner un Français grand argentier de la Commission. Alors que, quelques jours plus tôt, « Wolfgang » avait promis à « Pierre » qu’il serait « son candidat ». Il n’y a pas qu’en France que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent…
Et avec François (Hollande) ? « J’ai commencé à en parler avec lui dès l’automne 2013, comme d’une possibilité. On y a réfléchi ensemble, on en a parlé de plus en plus. C’est important pour lui d’avoir un ami à Bruxelles. » […]

Sabine Syfuss-Arnaud

La suite de ce portrait est à lire dans l’hebdomadaire Challenges de cette semaine, ou en cliquant sur ce lien : http://challenges-magazine-digital.challenges.fr/profil/liseuse.html#mid1409176800

Mon portrait dans le New York Times

Vous pouvez lire ci-dessous, en anglais, le portrait qui a été fait de moi par le New York Times :

Steering France’s Economy, and Attacked From All Sides

PARIS — Pierre Moscovici protects his iPhone with a cover featuring a portrait of Léon Blum, a hero of France’s Socialist Party and three times prime minister, the last after emerging from Buchenwald and Dachau. Mr. Moscovici, France’s minister for finance and the economy, needs a good dose of Mr. Blum’s courage these days, under attack not just from the right but from within his own party.

“France has too much debt,” Mr. Moscovici said bluntly in an interview. “We must reduce deficits to keep our sovereignty and our credibility.”

He is attacked from the right for not being firm enough in cutting public spending and for not digging hard enough to uncover the tax fraud of the disgraced former budget minister, Jérôme Cahuzac. He is attacked from the left for being too moderate, too pragmatic and too willing to cut public spending in a period of stagnation. In other words, for being insufficiently socialist.

Mr. Moscovici, 55, rejects both sets of criticism, but as the man in charge of the economy he is clearly an easy target for political sniping and ideological anger. Asked why the French are so angry and depressed, he said: “As I sometimes say, I’m not a psychoanalyst; my mother is.”

The president he serves, François Hollande, is the first Socialist president in 18 years, elected in May on promises of economic growth and job creation. But Mr. Hollande is already the most unpopular president in the Fifth Republic, and a main reason is the parlous state of the economy that Mr. Moscovici oversees.

Growth is almost nil, and unemployment is at record levels, with the number of people looking for work higher now than at any time in France’s postwar history; youth unemployment is at 24.4 percent, with 80 percent of new jobs actually temporary contracts.

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