Invité de l’émission « Interview politique » sur Radio classique et LCI ce matin

J’étais ce matin, à 8h15, l’invité de l’émission « l’interview politique » sur Radio classique et LCI, avec Guillaume Durand. J’y reviens sur la conférence de presse du Président de la République François Hollande hier. J’annonce également que j’ai décidé de maintenir le taux du Livret A à 1,25%.

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview :

Discours d’introduction et de conclusion de la Conférence pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France à Bercy le 4 décembre 2013

Le mercredi 4 décembre dernier s’est tenue à Bercy la Conférence pour un nouveau modèle de partenariat économique entre l’Afrique et la France. Cette journée d’échanges et de dialogues, réunissant plus de 600 participants, et marquée par la présence du Président de la République, François Hollande, accompagné de Macky Sall, président de la République du Sénégal, d’Alassane Dramane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire et de Jakaya Mrisho Kikwete, président de la République unie de Tanzanie, a permis de renouveler et renforcer la relation de notre pays avec tous les partenaires du continent africain.

La France sait à quel point l’Afrique contribue et contribuera à sa propre croissance. Avec cette conférence, nous écrivons un nouveau chapitre de nos relations avec l’Afrique : pas uniquement sécuritaire, mais aussi environnemental et économique. Pour construire ensemble un partenariat économique pour l’avenir, pour nous élever à la dimension du continent africain.

Introduction à la Conférence économique Afrique-France :

Introduction de Pierre Moscovici à la… par pierremoscovici

Conclusion de la Conférence économique Afrique-France :

Conclusion de Pierre Moscovici à la Conférence… par pierremoscovici

Extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte » : Le Président (3/15)

Je vous invite à lire ci-dessous un troisième extrait de mon livre « Combats – Pour que la France s’en sorte », consacré aujourd’hui au Président de la République François Hollande.

 

 

Extrait 3 : Le Président

 

Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes.

« Je repense souvent à ces premiers jours quand je passe la grille de l’Élysée. Tous les mardis, à dix-sept heures, je m’entretiens en tête à tête avec le président de la République. Nous nous connaissons depuis longtemps, depuis près de trente ans puisque nous nous sommes rencontrés en 1984 à la Cour des comptes, où j’entrais alors qu’il revenait d’un passage en cabinet auprès du porte-parole du gouvernement de l’époque, Max Gallo, et d’un séjour à l’Élysée – déjà ! – aux côtés de François Mitterrand. Quand nous étions plus jeunes, nous faisions cours ensemble à Sciences-Po, un cours d’économie d’ailleurs. C’était déjà – hasard de l’histoire – le mardi après-midi. Nous avons même, en 1991, écrit ensemble un livre, qu’il m’arrive de consulter et qui montre que nous sommes restés constants dans nos conceptions économiques, même si les temps, eux, sont très différents. C’est drôle d’y penser en se retrouvant toutes les semaines, lui président, moi ministre.

François Hollande a aussi cette grande force d’empathie qui a marqué pendant la campagne lorsqu’il s’est défini, dans son discours du Bourget, en affirmant « J’aime les gens ».

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Invité du Dimanche Le Parisien – Aujourd’hui en France

Retrouvez ci-dessous l’entretien que j’ai accordé au Parisien-Aujourd’hui en France, dans son édition du dimanche 7 juillet.

Invité du Dimanche, je me suis exprimé sur la vie politique française, sur notre politique économique et fiscale, ou encore sur nos réformes pour améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Le gouvernement a-t-il cédé à des lobbys économiques qui demandaient la tête de Delphine Batho ?
Le départ de Delphine Batho, qui a été une bonne collègue, est dû à un manquement de sa part à l’exigence de cohérence du gouvernement. Rien d’autre, rien de plus. Il n’ a pas eu de complot, pas de forces occultes ! Dans un gouvernement, les ministres sont responsables dans leur domaine de compétence, mais une discipline collective doit exister. C’est à travers le budget que s’exprime l’unité de notre politique. Chacun doit en être solidaire.

Elle met en cause nommément le patron de Vallourec, qui est aussi l’époux de la directrice de cabinet de François Hollande…
Je trouve cette mise en cause infondée et peu fair-play. Par ailleurs, participer au gouvernement de la France est une responsabilité et une chance. Tout ministre devrait, en quittant ses fonctions, conserver un devoir d’élégance. Ça fait partie du contrat moral.

Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi.

Sur le fond, Delphine Batho dénonce un tournant de la rigueur, qui ferait le lit de l’extrême droite. Que lui répondez-vous ?

Elle se trompe. Il n’y a ni tournant ni reniement. Nous poursuivons une stratégie clairement définie d’emblée par François Hollande. Face à une crise majeure, nous menons une politique de gauche, sérieuse, mais qui refuse l’austérité. Réduire les déficits est indispensable. Si nous ne le faisions pas, la dette française, déjà excessive, gonflerait encore et la France perdrait sa crédibilité, au risque de voir ses taux d’intérêt, aujourd’hui historiquement bas, s’envoler. Le sérieux, toutefois, n’est pas une fin en soi. Notre boussole, c’est la justice sociale ; notre objectif, c’est la croissance et l’emploi. Dans le budget 2014, il y a des priorités : l’éducation, l’emploi, la justice, la sécurité, la jeunesse. Pour le reste, tout le monde doit faire un effort. Le ministère de l’Economie et des Finances, par exemple, va ainsi supprimer 2 500 emplois par an et voit ses crédits baisser de 300 M€. Être de gauche, ce n’est pas demander toujours plus de dépenses, c’est trop facile et très daté ! La dépense publique en France atteint déjà 57% du PIB, et c’est un niveau record dans les pays développés. Tout en permettant de financer des politiques publiques de qualité, elle doit diminuer et non augmenter !

Nous avons trouvé le bon équilibre entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance. Nous agissons à la fois en redressant les comptes publics et en musclant notre compétitivité

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Ma réponse cet après-midi lors des QAG sur la politique économique du gouvernement

Retrouvez ci-dessous la vidéo de ma réponse au député UMP Céleste Lett, sur la politique économique du gouvernement, aujourd’hui lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale.

Nous agissons de façon cohérente, résolue, déterminée, combative, offensive, comme l’a dit le Président de la République.

 

Interpellation du Président de la République : ma réponse à Dominique Dord lors des questions au gouvernement

J’ai répondu ce mardi 28 mai 2013, lors de la séance de questions au Gouvernement de l’Assemblée nationale, à la question de Dominique Dord, député UMP, qui interpellait le Président de la République.

Notre gouvernement, sous l’impulsion du Président, est au travail pour redresser un pays qui avait été dégradé, affaibli, divisé par la droite.

 

Bilan et images de mon déplacement à Rome aujourd’hui

J’étais aujourd’hui en déplacement à Rome, dans le cadre de l’Aspen European Dialogue international conference.

J’ai rencontré au Palais du Quirinal le Président de la République italienne, Giorgio Napolitano. Nous avons échangé sur l’importance des relations franco-italiennes et sur les liens forts qui existent entre nos deux pays.

J’ai ensuite répondu aux questions de la chaîne de télévision italienne Sky TG24, en soulignant le fait que l’Italie est notre deuxième partenaire économique.

A l’Aspen European Dialogue, j’ai défendu au cours de mon intervention l’équilibre nécessaire entre croissance et ajustements budgétaires. Les échanges lors de cette conférence ont été très instructifs, notamment en matière de réorientation de la politique européenne.

Enfin, j’ai tenu une conférence de presse commune avec mon ami et homologue italien Fabrizzio Saccomanni.

Je reviens de cette journée confiant dans la richesse de notre relation avec l’Italie et dans notre convergence pour faire avancer l’Europe vers toujours plus de croissance.

Le sens d’une décision – Billet de blog

 

Le sens d’une décision

 

Je souhaite expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Je me suis peu exprimé ces dernières semaines sur ce blog, entièrement pris par une actualité multiple, nationale et internationale, qui ne m’a pas laissé de répit. Et je n’ai pas souhaité saisir l’occasion du premier anniversaire de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République pour me livrer seul à l’exercice du bilan ou du dessin des perspectives : ce fut fait le 6 mai collectivement, lors d’un séminaire du gouvernement autour du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et c’est mieux ainsi. Aujourd’hui, je souhaite revenir brièvement sur ce moment fort, et surtout expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

« Un an c’est court, quatre ans ce n’est pas long ». C’est ainsi que François Hollande a jalonné le temps de son quinquennat. L’année qui s’est écoulée fut, pour les membres du gouvernement, d’une incroyable intensité. Le retour d’un Président de gauche à l’Elysée, 17 ans après le départ de François Mitterrand, fut tout sauf un évènement banal. D’abord parce que c’est rare sous la Vème République, qui a vu l’élection de nombreux chefs d’Etat issus des rangs de la droite, deux seulement venant de la gauche. Ensuite, et c’est lié, parce que la droite elle-même n’a jamais accepté sa défaite. Pour elle, perdre le pouvoir suprême n’est pas seulement un épisode électoral, un échec dans les urnes, c’est une tragédie, et surtout c’est contraire à l’ordre naturel des choses. L’UMP, aujourd’hui, n’est pas seulement un parti d’opposition, celle-ci fût-elle rude voire frontale. Traversée par ses propres divisions et ses haines, secouée par la surenchère avec le Front national, surplombée par la perspective du retouréventuel de Nicolas Sarkozy, qui la rend fébrile – à l’image de François Fillon précipitant sa candidature depuis le Japon – elle a fait de la destruction de la gauche le substitut à sa propre reconstruction idéologique et politique. Elle entretient, comme Jean-François Copé qui a fait de l’invective son mode d’expression unique, un climat de violence politique peu respirable, qui nourrit surtout l’extrême droite. Enfin, et surtout, nous sommes arrivés aux responsabilités dans une crise sans précédent par sa longueur et sa dureté, dont les conséquences pour les Français sont aggravées par l’impéritie de la gestion de la droite pendant dix ans. Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

La première année du quinquennat a été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive.

La première année du quinquennat a donc été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive. Dans le même temps, nous sommes dans l’ardente obligation de réduire nos déficits pour nous désendetter, retrouver de la sorte des marges de manœuvre pour la croissance, les services publics, la solidarité, et de ce fait recouvrer notre souveraineté. Enfin, nous avons voulu agir dans la justice, en imprimant aussi une impulsion nouvelle à l’égalité entre les citoyens, dont la loi sur le mariage pour tous, si violemment contestée par la droite réactionnaire, est le symbole. Sur tous ces points, dans toutes ces dimensions, nous avons fortement avancé. En un an, nous avons réformé, transformé, davantage que la droite en dix ans – pour le dire autrement nous avons entrepris, en si peu de temps, de réparer tout ce qu’ils avaient abimé ou défait. Notre politique, j’en suis conscient, peut susciter une forme d’impopularité, que je ressens plutôt comme une attente, légitime, de résultats, comme l’expression d’une inquiétude de la part des Français, qui se sentent menacés de déclassement, que comme un rejet ou une antipathie. Notre devoir est d’être à la hauteur de leurs aspirations.

L ’an II du gouvernement sera celui des résultats, celui de la mobilisation, de l’accélération, de la concentration autour de trois priorités : l’emploi et la croissance, la jeunesse, la préparation de l’avenir.

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