« En 2012, la gauche n’a pas le droit de perdre » – L’Express

Ce Chat est à retrouver sur le site de l’Express

Invité d’un chat sur LEXPRESS.fr ce lundi, l’ancien ministre socialiste, partisan de DSK, a souhaité une gauche combative et attractive.

juriste1: Pourquoi selon vous , DSK serait-il le meilleur candidat du PS pour l’emporter lors de l’élection présidentielle? Ce n’est pas parce que certaines personnes l’apprécient et le font savoir dans les sondages que cela constitue une preuve! De plus, il pourrait connaître des difficultés à expliquer aux Français comment peut-il paraître proche de leurs aspirationsconcrètes alors qu’il est au contact de la vie financière internationale depuis 4 ans maintenant?

Pierre MOSCOVICI: En 2012, la gauche n’a pas le droit de perdre l’élection présidentielle pour la quatrième fois consécutive. Je souhaite que nous nous donnions les moyens de l’emporter: l’unité de la gauche, un projet de qualité, un candidat rassembleur. Ma préférence est connue. Mais le temps des primaires s’ouvrira le 28 juin. D’ici là, il faut avant tout combattre la droite et défendre nos idées. C’est ce que pour ma part, je ferai sans relâche. Le temps des commentaires, bruits et rumeurs doit cesser.

hésitant: n’est-ce pas la même politique à gauche comme à droite? La preuve: M. Strauss-Kahn est directeur du FMI, en plus avec l’appui de Mr Sarkosy. Pouvez-vous m’expliquer? Bien entendu, je lirai votre livre. Merci beaucoup.

Pierre MOSCOVICI: Nous sommes confrontés à une même réalité: la place de la France dans l’Europe et la mondialisation semble décliner. La crise économique, financière, sociale est là, les finances publiques sont en difficulté. Mais alors que la droite mène une politique d’inefficacité et d’injustice, la gauche doit rendre l’espoir en proposant au pays un plan de redressement fondé sur l’investissement dans l’avenir et dans l’homme ainsi qu’une politique de justice, notamment fiscale. Nos valeurs et nos approches sont décidément différentes et quel que soit le candidat du Parti socialiste, il ménera une politique de progrès. Bref, il sera bien de gauche.

Nos valeurs et nos approches sont décidément différentes et quel que soit le candidat du Parti socialiste, il ménera une politique de progrès.

Continuer la lecture

« Les critiques de la droite sur le projet du PS étaient stéréotypées » – Le Post

Attaque de l’UMP contre la primaire et contre le projet du PS, rapport de forces entre Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn…

Sur Le Post, le député strauss-kahnien renvoie dans les cordes Jean-François Copé, qu’il accuse d’avoir voulu « faire diversion » en remettant en cause la légalité du scrutin interne des socialistes pour désigner leur candidat à la présidentielle. Et il assure que « Martine Aubry n’est pas dans une stratégie d’empêchement » vis à vis de DSK.

Mercredi, le président du Sénat a annoncé que la Commission des Lois du Sénat allait vérifier la légalité de la primaire PS, après que Jean-François Copé a lancé des accusations contre les modalités de votre scrutin interne. Jeudi, cette commission et le Conseil constitutionnel se disent tous deux incompétents pour en juger. Qu’en pensez-vous ?

« C’est du grand n’importe quoi. Dès le départ, cette attaque de Copé m’a parue saugrenue. Comme cela intervenait au lendemain de la convention sur la laïcité, il a peut-être voulu faire oublier le fiasco de son débat et ouvrir un autre front. »

« C’est une diversion grossière qui fait un flop pour deux raisons : la Commission des Lois du Sénat et le Conseil constitutionnel sont incompétents pour juger de la légalité de la primaire. Et d’autre part, le PS s’est entouré de toutes les garanties juridiques nécessaires en consultant la Commission nationale informatique et libertés (Cnil), la Commission nationale des comptes de campagne et de financement des partis politiques (CNCCFP), le Conseil constitutionnel et le ministère de l’Intérieur, qui a autorisé la constitution du fichier électoral. »

« Copé a voulu faire coup double : faire diversion et jeter le doute sur notre processus interne. Mais avec la réaction de la Commission des Lois du Sénat, c’est un juste retour à l’envoyeur. Et l’attaque de Copé produit l’effet inverse, cela crédibilise notre projet. »

Continuer la lecture