L’élan


Le Parti socialiste, réuni en Convention nationale, investira demain officiellement son candidat à l’élection présidentielle de 2012. Cette réunion est à la fois la conclusion d’une étape importante, celle des primaires, et le démarrage de la suivante, décisive, de la bataille face à Nicolas Sarkozy et à la droite. Elle va, j’en suis sûr, nous donner l’élan nécessaire pour gagner.

Les primaires, au bout du compte, ont été réussies de bout en bout. On se souvient à peine, aujourd’hui, des réticences qu’elles suscitaient

Les primaires, au bout du compte, ont été réussies de bout en bout. On se souvient à peine, aujourd’hui, des réticences qu’elles suscitaient : crainte de l’échec populaire, détournement par la droite, affaiblissement du rôle du parti et de ses militants… On oublie aussi qu’il a fallu à quelques précurseurs – Arnaud Montebourg, Olivier Ferrand, moi-même – quelques efforts de persuasion pour convaincre nos ainés du bien fondé de cette procédure. Chacun convient désormais que c’était le bon choix, le meilleur après l’impasse du Congrès de Reims en 2008 et notre échec aux Européennes de 2009. Le Parti socialiste – chacun doit en être remercié, à commencer par nos militant(e)s, qui se sont dépensé(e)s sans compter – a accompli un tour de force : organiser sur tout le territoire, dans l’ordre et sans contestation, une consultation de grande ampleur. Les socialistes n’ont pas été, contrairement à certaines craintes, dépossédés de leur rôle. Celui-ci, simplement, a muté, nos adhérents devenant les activistes des primaires, à la fois comme agents électoraux des candidats et comme piliers de leur organisation.

Continuer la lecture