Mon interview parue aujourd’hui dans Les Echos

Je m’exprime aujourd’hui dans Les Echos, revenant sur les enjeux des partenariats entre la France à la Chine, à l’occasion de la visite du président chinois, Xi Jinping. Je présente l’importance de l’accord entre PSA, Dongfeng et l’Etat, qui permettra de renforcer la pérennité de PSA et de garantir son ancrage français, et qui accompagnera le groupe dans son développement et ses projets. J’aborde également la coopération entre nos deux pays, la volonté de rééquilibrer les investissements et les échanges, et les perspectives en matière d’internationalisation de la devise chinoise.

Qu’attendez-vous de la visite du président chinois, Xi Jinping ?

Cette visite illustre une volonté politique d’accroître les échanges entre les deux pays et de rééquilibrer les flux à la fois commerciaux et d’investissement.

Cette visite, qui coïncide avec le cinquantième anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, est extrêmement importante. Elle illustre une volonté politique d’accroître les échanges entre les deux pays et de rééquilibrer les flux à la fois commerciaux et d’investissement, alors que nos échanges se sont légèrement infléchis l’an dernier. Je souhaite aussi qu’il y ait des synergies entre les entreprises qui soient mieux exploitées, afin de permettre aux entrepreneurs chinois de travailler sur le continent européen à partir de la France et aux entreprises françaises de se développer en Chine. Il y a aujourd’hui 250 entreprises chinoises présentes sur le territoire français, alors que les sociétés françaises sont beaucoup plus nombreuses en Chine. Cette visite illustre aussi une volonté commune de rééquilibrer les investissements, alors que nous sommes aujourd’hui dans un rapport de un à trois en faveur de la Chine. A ce titre, l’investissement de Dongfeng dans le capital de PSA est emblématique. C’est en effet le plus gros investissement chinois réalisé à ce jour en France.

L’Etat entre au capital de PSA à l’occasion de cet accord. Quel rôle va-t-il jouer en tant qu’actionnaire ?

La qualité de nos relations bilatérales et la relation que j’ai pu nouer avec le vice-premier ministre, Ma Kai, auront grandement facilité cet accord entre PSA et Dongfeng, qui a une force symbolique très importante pour les Chinois.

L’Etat, comme actionnaire de long terme, entend jouer un rôle actif. Nous sommes là en actionnaire avisé, bien sûr, mais aussi pour accompagner l’entreprise dans son développement et ses projets, stabiliser son actionnariat, garantir l’ancrage français de PSA, à la fois en termes de sites de production, mais aussi de centres de décision et de R&D. L’Etat n’est pas là pour observer, mais pour participer à la gouvernance et jouer pleinement son rôle. La qualité de nos relations bilatérales et la relation que j’ai pu nouer avec le vice-premier ministre, Ma Kai, auront grandement facilité cet accord entre PSA et Dongfeng, qui a une force symbolique très importante pour les Chinois. Il a une dimension financière, mais aussi un sens industriel, en permettant à PSA de se développer sur le marché chinois et à Dongfeng d’accompagner PSA. Avec cet accord, nous faisons la preuve que la France est un pays attractif pour la Chine.

Sur quels secteurs devons-nous miser pour rééquilibrer nos échanges avec la Chine ?

Nous organisons demain, avec Nicole Bricq, un grand forum économique franco-chinois, au cours duquel se rencontreront plus de 400 entreprises françaises et chinoises.

Mes réponses dans l’Est Républicain au sujet de PSA

J’ai répondu ce jour aux questions de l’Est Républicain concernant l’accord entre PSA, Donfgeng et l’Etat. J’y reviens sur les engagements de chacune des parties, sur les perspectives pour le constructeur automobile français, sur le rôle de l’État actionnaire et sur mon implication pour faire aboutir cet accord.

A lire ici, mes réponses parues dans l’Est Républicain :

Au-delà de la nationalité des actionnaires, les salariés demandent des contreparties, notamment en faveur du maintien de l’emploi, quelles sont-elles?

Je comprends les interrogations des salariés, mais qu’ils le sachent : cet accord a été fait pour eux.

Cet accord entre trois partenaires, laissant entrevoir une nouvelle ère, n’est pas fait pour créer des difficultés, mais pour favoriser PSA et lui permettre de continuer sa marche en avant, d’investir et de créer des emplois. Si l’État français est à bord, c’est pour garantir l’emploi en France. Et je peux dire qu’ayant été aux avant-postes dans cette négociation, je ne suis pas là pour brader l’entreprise. Aussi, plutôt que parler de contreparties, je parlerai d’engagements. Lesquels figurent dans l’accord industriel, en particulier la production d’un million de véhicules en 2016 dans l’Hexagone où doit se maintenir 75% de la Recherche et développement. En même temps, d’ici à 2016, chaque usine française devrait bénéficier de la production d’au moins un nouveau modèle. Alors oui, je comprends les interrogations des salariés, mais qu’ils le sachent : cet accord a été fait pour eux.

Est-ce à dire que l’État sera le garant de la bonne gouvernance?

Conserver PSA comme un groupe français, maintenir le pouvoir de décision en France tout comme la production.

Il sera un actionnaire très actif. Selon cette idée: conserver PSA comme un groupe français, maintenir le pouvoir de décision en France tout comme la production.

Pas de fermeture d’usine en France, donc.

Berceau de l’aventure Peugeot, Sochaux est le principal site du groupe, le vaisseau amiral, et a vocation à le rester, j’y veillerai tout particulièrement.

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Interview parue aujourd’hui dans Le Figaro sur PSA

Je m’exprime aujourd’hui dans le quotidien Le Figaro sur l’entrée de l’État et du constructeur chinois Dongfeng dans le capital de PSA. Retrouvez ci-dessous cet entretien, dans lequel j’affirme l’ancrage du constructeur automobile français dans notre pays, et ses perspectives de développement renouvelées à l’international.

INTERVIEW – Ancien député du Doubs et ancien président de la communauté d’agglomération du pays de Montbéliard, Pierre Moscovici connaît les Peugeot de ­longue date. Aujourd’hui ministre de l’Économie et des Finances, il s’est impliqué dans l’opération de sauvetage de PSA. Il explique au Figaro quel sera le rôle de l’État actionnaire.

LE FIGARO. – Quel rôle l’État vient-il jouer dans l’opération annoncée ce mercredi par PSA?

Nous sommes ­intervenus dans une grande ­discrétion, ce qui était un gage d’efficacité, mais avec déter­mination. Je me suis person­nellement impliqué, à la fois comme pilote de l’État action­naire et comme interlocuteur des Chinois.

Pierre MOSCOVICI. – L’État a été très présent, tout au long des derniers mois et depuis qu’il a ­apporté sa garantie à la ­banque de PSA, et jusqu’à cet aboutissement. Cette négociation longue et complexe a représenté des centaines d’heures de travail pour moi-même et pour nos ­équipes. Nous sommes ­intervenus dans une grande ­discrétion, ce qui était un gage d’efficacité, mais avec déter­mination. Je me suis person­nellement impliqué, à la fois comme pilote de l’État action­naire et comme interlocuteur des Chinois.

L’État intervient ici comme un investisseur avisé et stratégique, qui va participer à une opération qui donnera à PSA des moyens pour investir et pour assurer son ancrage français. Je pense qu’il est parfaitement légitime que nous l’aidions à écrire une nouvelle page de son histoire. Et je suis fier de cet aboutissement.

Ne craignez-vous pas que l’attelage de trois actionnaires aussi différents que l’État, la famille Peugeot, et le groupe chinois Dongfeng, ait du mal à fonctionner? L’État aura-t-il la possibilité de s’opposer à de grandes décisions stratégiques par exemple?

L’État français sera un actionnaire pri­mordial de PSA et, à ce titre, il sera écouté. Il est évidemment porteur de l’intérêt général.

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Participation de l’Etat à l’augmentation de capital prévue par le groupe PSA – Communiqué de presse avec Arnaud Montebourg

Je vous invite à lire ci-dessous mon communiqué de presse publié ce matin avec Arnaud Montebourg concernant l’entrée de l’Etat et du constructeur chinois Dongfeng au capital de PSA. Nous affirmons ensemble l’ancrage du constructeur français dans notre pays, et son développement à l’international, avec une gouvernance équilibrée et efficace pour l’avenir du groupe.

 

Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG confirment que l’Etat français devrait prendre part à l’augmentation de capital prévue par le groupe PSA

Le groupe PSA a indiqué avoir conclu un accord industriel et commercial avec le constructeur chinois Dongfeng et prévoir une augmentation de capital de 3 milliards d’euros dont une partie serait réservée à Dong Feng et à l’Etat français.

Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances, et Arnaud MONTEBOURG, Ministre du Redressement Productif, confirment que l’Etat participera à cette opération, au même niveau et dans les mêmes conditions que Dongfeng, soit un investissement total de 800 millions d’euros.

L’Etat, PSA, Dongfeng et le Groupe familial Peugeot (représenté par EPF et FFP) ont conclu un accord cadre, qui fixe les termes de l’augmentation de capital et définit les principes clefs autour desquels ils seront associés à la gouvernance future de l’entreprise. Au terme de l’opération, l’Etat, Dong Feng et la famille Peugeot détiendront chacun environ 14% du capital de l’entreprise.

L’accord cadre vise à mettre en place une gouvernance efficace et équilibrée pour l’avenir du groupe. Les trois actionnaires n’agiront pas de concert et seront représentés chacun par deux membres au conseil de surveillance, dont le format serait ramené à 14 membres et la présidence assurée par un membre indépendant.

Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG se félicitent d’une opération qui assurera la pérennité et le développement du groupe. Cette opération, équilibrée entre les parties, consolidera l’entreprise et son ancrage en France et sera porteuse de conquêtes pour PSA.

L’accord industriel avec Dongfeng permettra à PSA d’accélérer son développement international et de consolider sa croissance à long terme. L’augmentation de capital donnera au groupe les marges de manœuvre financière pour faciliter la mise en oeuvre de son plan de développement stratégique.

L’Etat s’engage comme actionnaire de long terme de PSA, conformément à la doctrine de l’Etat actionnaire présentée par Pierre MOSCOVICI et Arnaud MONTEBOURG en Conseil des Ministres le 15 janvier 2014.

Les accords restent soumis à la délivrance des autorisations requises des autorités françaises et chinoises et au vote des actionnaires de PSA qui seront convoqués en assemblée générale.

Mon interview dans RTL Matin

Invité de la matinale de RTL à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jérôme Chapuis sur l’entrée de l’Etat et de Dongfeng au capital de PSA, sur le Pacte de responsabilité, et sur l’Ukraine.

Concernant PSA, c’est une nouvelle histoire qui commence, dans laquelle l’Etat s’engage, avec la volonté de conforter l’ancrage en France de PSA. Nous assurons la solidité financière de PSA, avec un partenariat qui ouvrira de nouveaux marchés. L’Etat est un actionnaire solide, stable et avisé.

L’idée de l’Etat, elle est claire, c’est d’assurer l’’ancrage de PSA en France, et de lui permettre son essor à l’international.

 


Pierre Moscovici : « Pas de fermeture d’usine en… par rtl-fr

Mes réponses ce matin dans l’émission Bourdin Direct sur BFMTV et RMC

J’étais ce matin à partir de 8h30 l’invité de l’émission Bourdin Direct sur BFMTV et RMC. J’ai répondu aux questions de Jean-Jacques Bourdin sur le pacte de responsabilité avec les entreprises, la fiscalité, la croissance, ou encore PSA.

Je vous invite à voir toutes ces réponses dans la vidéo ci-dessous :


Bourdin Direct: Pierre Moscovici – 22/01 par BFMTV

Ma réponse aujourd’hui sur le groupe PSA lors des questions au gouvernement

Cet après-midi à l’Assemblée nationale, j’ai répondu à la députée Françoise Descamps-Crosnier sur le groupe PSA, lors de la séance de questions au gouvernement. J’y ai réaffirmé nos mesures fortes et volontaires adressées à la filière automobile depuis mai 2012. Au sujet de PSA, j’ai insisté sur l’ancrage français de ce grand groupe. Voici ma réponse ci-dessous :


PSA : réponse de Pierre Moscovici à Françoise… par pierremoscovici