Entretien avec l’hebdomadaire Investir – Le Journal des Finances

J’ai répondu aux questions d’Investir – Le Journal des Finances sur l’actualité économique française et internationale, et sur nos réformes pour redresser le pays. J’y développe nos ambitions pour le PEA-PME, je reviens sur la situation en Ukraine, sur l’euro, sur la réduction des déficits, ou encore sur le Pacte de responsabilité avec les entreprises et sur les monnaies virtuelles.

Voici un extrait de mon interview :

 

Le décret d’application du PEA-PME vient de paraître. Quelles sont vos ambitions pour ce nouveau produit de placement ?

Actuellement, seuls 3% des 77 milliards d’euros d’encours détenus sur les 5 millions de plans d’épargne en actions (PEA) bénéficient à ces entreprises, c’est beaucoup trop peu.

Notre ambition est de favoriser une réorientation de l’épargne des ménages vers le financement des PME et des ETI. Actuellement, seuls 3% des 77 milliards d’euros d’encours détenus sur les 5 millions de plans d’épargne en actions (PEA) bénéficient à ces entreprises, c’est beaucoup trop peu. Selon les hypothèses retenues, l’épargne collectée dans le cadre du PEA-PME pourrait être de l’ordre de 1,2 à 4,8 milliards d’euros à court terme. Pour les épargnants, le PEA-PME, dont le plafond sera de 75.000 €, apportera les mêmes avantages fiscaux que le PEA. Par ailleurs, je tiens à rappeler que le plafond du PEA passe de 132.000 € à 150.000 €. Cela signifie pour un particulier qu’il peut épargner en actions dans le cadre de ce dispositif jusqu’à 225.000 €.

Quels sont les critères retenus pour être éligible au PEA-PME? Allez-vous publier une liste de sociétés une fois par an ? Que se passera-t-il si une entreprise sélectionnée dans un PEA-PME ne respecte plus les critères ?

Les règles relatives aux modalités d’ouverture du PEA-PME seront identiques à celles applicables au PEA.

Les règles relatives aux modalités d’ouverture du PEA-PME seront identiques à celles applicables au PEA. Les seuils pour l’éligibilité des entreprises au PEA-PME sont appréciés sur la base des comptes de la société émettrice des titres concernés et, le cas échéant, de ceux des sociétés avec lesquelles elle constitue un groupe. L’appréciation de l’éligibilité des entreprises se fera de manière simple au moment de l’investissement. De fait, les actions achetées alors que l’entreprise était une ETI resteront comptabilisées comme des actions d’une ETI même si elle a quitté cette catégorie en raison de sa croissance.

Les intérêts des entreprises françaises en Russie sont-ils menacés du fait du conflit en Ukraine? Recommandez-vous d’arrêter d’investir en Russie?

La transition démocratique que connaît l’Ukraine annonce des perspectives de réformes et d’ouverture propices à l’investissement dans ce pays, qui a vocation à renforcer ses liens avec l’Union européenne.

Notre priorité est à la désescalade dans l’intérêt de tous, de la Russie comme de ses partenaires économiques. Personne n’a rien à gagner dans des aventures militaires sans lendemain, en violation du droit international. Si elle devait rester sourde aux appels de la communauté internationale, la Russie s’exposerait par son action à un isolement croissant, et ce sont ses intérêts qui seraient alors exposés. La transition démocratique que connaît l’Ukraine annonce, en revanche, des perspectives de réformes et d’ouverture propices à l’investissement dans ce pays, qui a vocation à renforcer ses liens avec l’Union européenne.

Sur le plan macroéconomique, pensez-vous qu’il existe un risque de déflation dans la zone euro ? La monnaie unique n’est-elle pas trop valorisée?

Nous devons concentrer nos efforts sur le redressement de notre appareil productif : c’est tout le sens de la politique que nous menons et que nous allons accentuer avec le pacte de responsabilité.

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Conférence de presse de présentation du PLF 2014 aujourd’hui à Bercy

J’ai présenté le projet de loi de finances pour 2014 en conférence de presse avec Bernard Cazeneuve, Ministre délégué chargé du Budget, aujourd’hui à Bercy.

Nous portons un budget qui met le cap sur la croissance et l’emploi. Sur un effort de redressement budgétaire de 18 milliards d’euros, 15 milliards d’euros proviendront d’économies inédites de dépenses publiques. La compétitivité de nos entreprises est soutenue, puisque nous actionnons tous les leviers de l’investissement productif. Oui, ce projet de loi de finances pour 2014 est résolument favorable à l’offre productive, à la compétitivité, à l’investissement, à la croissance, et à l’emploi, et donc au pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Retrouvez en cliquant sur l’image ci-dessous la vidéo de cette conférence de presse et toute l’information relative au projet de loi de finances pour 2014 (dossier de presse, chiffres clés, texte du projet de loi) :

Les photos de cette conférence de presse :

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Invité de l’émission ‘Les 4 Vérités’ sur France 2 ce matin

J’étais ce matin l’invité politique de l’émission ‘Les 4 Vérités’ sur France 2 à 7h50. Réduction des déficits, croissance, réformes, projet de loi de finances pour 2014, stabilisation des prélèvements obligatoires, compétitivité, pouvoir d’achat, climat politique : autant de sujets sur lesquels je me suis exprimé et pour lesquels je vous invite à découvrir mes réponses.

C’est un cercle vertueux que nous voulons créer, celui de la croissance et de l’emploi, à partir du sérieux budgétaire et de la compétitivité.

Mon interview dans Le Télégramme

Dans une interview publiée aujourd’hui dans le quotidien régional de Bretagne Le Télégramme, je m’exprime sur le rapport du FMI sur la France, sur notre politique économique et fiscale, sur nos réformes engagées et sur celles à venir, ou encore sur l’emploi.

Retrouvez ci-dessous un extrait de cette interview :

Le rapport du FMI sur la situation économique de la France préconise de « rééquilibrer » les efforts et de « réduire les dépenses plutôt que d’augmenter les impôts » afin de soutenir la reprise. Comment accueillez-vous ces préconisations ?

La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance.

Ce rapport souligne une convergence avec la politique économique que nous menons. Il s’agit de donner désormais priorité à la croissance par rapport à la réduction stricte des déficits. Il faut évidemment poursuivre cette politique de diminution des déficits. L’endettement doit être combattu car la France doit se désendetter. Mais il ne faut pas cultiver le fétichisme du chiffre. La France refuse l’austérité. Comme le FMI, elle souhaite privilégier la croissance. Cela passe par une politique des finances publiques qui réduise les déficits à un rythme maîtrisé et raisonnable, tout en soutenant la croissance. Nous devons aujourd’hui privilégier les économies de dépenses par rapport à la hausse des prélèvements obligatoires.

Est-il aujourd’hui possible de baisser la pression fiscale comme le FMI le préconise ?

Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015.

Nous sommes dans une phase de décélération de l’augmentation des prélèvements obligatoires. La droite nous a laissé une situation des finances publiques extrêmement dégradée, avec une tendance qui nous a amenés vers les 5 % de déficit. Voilà pourquoi nous avons demandé aux Français un effort très important, de l’ordre de 30 milliards d’euros, répartis aux deux tiers sur les prélèvements et à la hauteur d’un tiers sur des économies. En 2014, l’effort sera un peu moins important. Nous allons inverser la proportion, puisque ce sera deux tiers d’économies et un tiers de prélèvements. Mon objectif est bien de parvenir à une stabilité des prélèvements obligatoires en 2015. Là encore, il y a une convergence avec l’analyse du FMI.

Le FMI recommande une série de réformes structurelles, par exemple sur les retraites. Ces préconisations sont-elles compatibles avec la politique de votre gouvernement ? Continuer la lecture

Ma réaction à la publication du rapport du FMI sur la France

A lire ci-dessous, mon communiqué de presse suite à la publication du rapport du Fonds monétaire international sur la France.

J’y souligne la convergence de nos points de vue en matière de soutien à la croissance, de réduction des dépenses publiques, et de réformes engagées depuis mai 2012 pour le redressement de l’économie française.

Les services du Fonds monétaire international ont rendu public lundi 5 août leur rapport sur l’économie française dans le cadre de leur mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières des 187 pays membres de l’organisation internationale.

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, qui avait déjà réagi aux conclusions préliminaires du Fonds monétaire international le 4 juin dernier, relève une grande convergence de vues avec le FMI sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France. Il est en plein accord sur la nécessité de donner désormais la priorité à la croissance, ce qui passe par un rythme d’ajustement de finances publiques raisonné et la mise en œuvre de réformes ambitieuses en faveur de l’emploi et de la compétitivité.

Depuis l’élection de François HOLLANDE, la France n’a cessé de plaider pour une réorientation des politiques européennes en faveur de la croissance et contre les politiques d’austérité généralisée. C’est pourquoi Pierre MOSCOVICI se félicite de l’évolution dans cette direction des débats académique, politique, ainsi qu’au sein des institutions européennes et internationales, à laquelle le FMI a pris une part active. Cette évolution a notamment conduit la Commission européenne puis le Conseil européen à recommander un délai de deux ans à la France pour ramener son déficit public sous 3 % du produit intérieur brut.

Le ministre rappelle à cet égard que le projet de loi de finances pour 2014, qui sera présenté en septembre, poursuivra l’effort de remise en ordre des finances publiques tout en soutenant la croissance. Il privilégiera les économies de dépenses par rapport aux hausses de prélèvements obligatoires.

La croissance doit être la priorité, l’objectif central des politiques économiques. Pierre MOSCOVICI se félicite que le FMI salue l’ampleur des réformes engagées en France pour redresser notre compétitivité, développer notre croissance potentielle, améliorer le fonctionnement du marché du travail, sauvegarder notre régime de retraites, moderniser l’action publique, réguler le secteur financier, et simplifier l’environnement réglementaire des entreprises. Pierre MOSCOVICI rappelle la pleine détermination du gouvernement à conduire cet agenda de redressement économique du pays, au bon rythme, et à défendre notre modèle social.

 

Invité de Bourdin Direct sur BFMTV et RMC ce matin

Interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC ce matin, je me suis exprimé sur la réduction des déficits, sur l’emploi, la croissance, ou encore l’Europe.

La vidéo de cette interview :

 

http://www.dailymotion.com/video/x11ggsl_bourdin-direct-pierre-moscovici-02-07_news#.UdLo7nlVO70

Interview dans la Matinale de RTL par Jean-Michel Aphatie

Ce matin à 7h50, j’ai répondu aux questions de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

Je me suis exprimé sur nos efforts, depuis plus d’un an, pour redresser notre pays, réduire les déficits et les dépenses publiques.

J’ai aussi donné ma vision de l’Europe, une Europe des peuples, une Europe de croissance, une Europe de justice. Un rapport équilibré entre la France et les institutions européennes m’apparait ainsi nécessaire.

Je suis un Européen engagé, actif pour faire avancer la France et l’Europe ensemble, en dialoguant avec la Commission européenne

La vidéo de cette interview :

Réponse au député Alain Suguenot sur la politique du gouvernement lors des QAG

J’ai répondu à la question du député Alain Suguenot lors de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Interrogé sur la politique du gouvernement, j’ai insisté sur les nombreuses réformes que nous avons mises en place depuis un an, en faveur du redressement du pays.

Nous avons un cap clair : réduction des déficits, soutien à la compétitivité, politiques pour l’emploi.