Réaction suite à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France – Communiqué de presse

J’ai rédigé aujourd’hui un communiqué de presse, que vous pouvez lire ci-dessous, en réaction à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France.

Je me réjouis que le FMI reconnaisse l’importance des réformes que nous avons engagées depuis un an pour le redressement de notre pays. La croissance, l’emploi et la compétitivité sont autant de priorités que nous nous sommes fixées, et je suis heureux que le FMI salue cette politique volontariste.

Retrouvez ci-dessous mon communiqué de presse :

Pierre MOSCOVICI réagit à la publication des conclusions préliminaires des services du FMI sur la France

Pierre MOSCOVICI, ministre de l’Economie et des Finances, a rencontré la délégation du Fonds monétaire international présente à Paris dans le cadre de sa mission d’évaluation et de suivi des politiques économiques et financières de ses 187 pays membres. Cet entretien a mis en relief une grande convergence de vues sur le diagnostic et l’analyse des risques qui pèsent sur l’activité en Europe et en France.

Pierre MOSCOVICI note que le FMI reconnaît l’ampleur des réformes engagées en France par le gouvernement en faveur de la croissance, de l’emploi et de la compétitivité. Le FMI salue en particulier la mise en œuvre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et l’accord national interprofessionnel pour la sécurisation de l’emploi, et souligne le lancement de chantiers qu’il qualifie d’« essentiels » : la sauvegarde de nos retraites et de notre politique familiale, la réforme de la formation professionnelle, la modernisation de l’action publique, la simplification de l’environnement réglementaire des entreprises, le projet de loi sur la consommation ou encore le soutien à l’offre de logements. Pierre MOSCOVICI rappelle que le gouvernement mène, au bon rythme, ces différentes réformes.

Le FMI reconnaît par ailleurs les efforts considérables déjà consentis par les ménages et les entreprises et préconise un ajustement plus graduel à compter de 2014, reposant sur une évolution maîtrisée de la dépense et une stabilisation des prélèvements obligatoires. Pierre MOSCOVICI se réjouit que le FMI juge approprié l’objectif de maîtrise des dépenses fixé dans le programme de stabilité.

Pierre MOSCOVICI constate en outre que le FMI confirme la solidité du système bancaire français et la qualité de sa régulation qui sera renforcée par la loi de séparation et de régulation bancaire. Le FMI salue également le rôle moteur joué par la France pour la mise en place au niveau européen des mécanismes intégrés de supervision et de résolution.

Invité de « 13 heures 15 le dimanche » sur France 2

J’étais aujourd’hui l’invité de « 13 heures 15 le dimanche », sur France 2, où j’ai pu m’exprimer sur de nombreux sujets.

La vidéo de cette interview :

Invité de la matinale de France Info ce matin

J’étais ce matin l’invité de la matinale de France Info, pour parler finances publiques, emplois, industrie automobile, taxe à 75% et EADS.

Notre tâche, c’est le redressement du pays : redressement productif, redressement de nos finances publiques.

« Internationales » sur TV5 Monde – RFI – Le Monde

Retrouvez ci-dessous mon interview dans l’émission « Internationales » hier sur TV5 Monde – RFI – Le Monde.

J’y ai abordé de nombreux sujets : Mali, Europe, zone euro, présidence de l’Eurogroupe, politique économique française, croissance, réduction des déficits et de la dépense, réforme bancaire, réforme du travail, industrie automobile, compétitivité, attractivité…

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Gouverner (2/3) : l’exercice du pouvoir

Depuis 7 mois maintenant, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est à la tâche et met en œuvre les orientations définies par le Président de la République François Hollande.

Je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il n’est pas question ici de me livrer à l’exercice du bilan – ce serait prématuré, artificiel et fastidieux. Et je n’ai pas l’intention de succomber à la tentation facile du commentaire sur le fonctionnement de l’équipe gouvernementale, ses supposés couacs, ses prétendues contradictions : je crois en la loyauté, la solidarité, la cohésion dans notre travail. Mais je veux vous livrer quelques enseignements personnels tirés de cette période extraordinairement dense et intense.

Il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement.

Gouverner un pays en crise, tout d’abord, exige du courage. Nous ne sommes pas arrivés au pouvoir à n’importe quelle époque ou dans n’importe quelle situation. Nous devons faire face à une crise internationale qui dure depuis 2008, qui frappe inégalement les différentes économies du monde, mais qui n’a épargné personne. L’Europe, et notamment la zone euro, s’est enlisée dans une phase de croissance plate, de stagnation. Elle est même menacée par une déflation que nourrit une tendance à l’austérité généralisée. De surcroît, à notre arrivée, la zone euro apparaissait menacée dans son existence même, atteinte qu’elle était par des déséquilibres globaux et nationaux, frappant par exemple la Grèce, l’Espagne, Chypre, et dépourvue de régulations solides. La France, enfin, a vu sa situation se dégrader fortement, et est confrontée à trois déficits. Déficit de croissance et d’emploi tout d’abord, avec un taux de chômage supérieur à 10 %, qui ne cesse de croître depuis maintenant 18 mois. Déficit de crédibilité, avec le haut niveau des déficits – qui auraient été supérieurs à 5 % en 2012 si nous n’avions pas agi – et l’accumulation de dette publique – 1 700 milliards d’euros, soit 91 % du PIB. Déficit de compétitivité, enfin, traduit par une balance commerciale négative de 70 milliards d’euros, là où l’Allemagne dégage un excédent de 160 milliards d’euros. Les inégalités de surcroît s’étaient fortement creusées. Bref, il revient à la gauche de mener une véritable politique de redressement. Dès lors, il fallait définir une stratégie ambitieuse et cohérente, conduite dans la durée.

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