Mon interview dans Le Soir BFM sur BFM TV

Avenir, composition et présidence de la prochaine Commission européenne, perspectives du Conseil européen, économie, investissements, croissance et emploi en Europe : mes analyses présentées ce soir dans Le Soir BFM sur BFM TV.

La prochaine Commission européenne doit être la Commission de la croissance, avec l’emploi comme priorité.

La vidéo de mon interview :


Le Soir BFM: Commission européenne: Jean-Claude… par BFMTV

Invité de « 64 minutes – Le monde en français » sur TV5Monde

Sur TV5Monde hier, invité de l’émission « 64 minutes – Le monde en français », j’ai apporté mes réponses sur la réorientation de l’Europe. Sur ce plan, il est important d’ajouter un volet dynamique à l’Europe, en la tournant vers la croissance et l’emploi. Européen convaincu, social-démocrate progressiste croyant profondément au projet européen, je veux mettre mon expérience au service de l’Europe. Concernant notre pays, j’ai souligné qu’il est temps que la France soit fière d’elle-même, avec des réformes ambitieuses au service de nos concitoyens.

Il faut un travail commun de tous ceux qui croient à l’Europe.

Mon interview à voir ci-dessous :

Mon interview dans Le Monde du samedi 18 janvier 2014

Retrouvez ci-dessous mon interview parue dans Le Monde du samedi 18 janvier 2014. Je m’y exprime sur la ligne sociale-démocrate, sur notre politique réformiste, sur la croissance et l’emploi, sur le pacte de responsabilité avec les entreprises, sur la politique fiscale, sur la soutien à la compétitivité, ou encore sur la réduction des dépenses publiques.

La ligne sociale-démocrate assumée par François Hollande, c’est la victoire du « moscovicisme » ?

La conviction que, la gauche, c’est l’efficacité, les résultats, le dialogue social, le compromis, la transformation sociale et pas la proclamation ou la fonction tribunicienne, l’idée que l’on ne peut distribuer que ce que l’on produit, cela fait longtemps que nous le professons.

Je ne connais pas de « moscovicisme » mais je crois cette ligne cohérente et forte. C’est chez François Hollande un engagement constant, qui remonte à plusieurs décennies. La conviction que, la gauche, c’est l’efficacité, la gauche, c’est les résultats, la gauche, c’est le dialogue social, la gauche, c’est le compromis, la gauche, c’est la transformation sociale et pas la proclamation ou la fonction tribunicienne, l’idée que l’on ne peut distribuer que ce que l’on produit, cela fait longtemps que nous le professons. Il y a chez François Hollande, désormais, une claire affirmation de cette identité social-démocrate mais il n’y a pas de tournant. Ni inflexion, ni reniement, ni renoncement. Nous avons d’emblée mené une politique réformiste ; il nous faut maintenant entrer dans une nouvelle étape.

Qu’est-ce qui a motivé cette accélération?

La mise en mouvement de la société et de l’économie française doit permettre d’aller plus vite et plus loin. Les premières traductions doivent se faire dès 2014.

C’est l’analyse des moteurs de la croissance. L’environnement extérieur devient meilleur. La consommation des ménages tient. Le moteur qui est encore grippé, c’est l’investissement. Une France qui n’investit pas risque de décrocher. C’est ce dont nous ne voulons pas. A l’heure actuelle, nous sommes sur une prévision de croissance de 0,9 % en 2014 et de 1,7 % pour 2015. La mise en mouvement de la société et de l’économie française doit permettre d’aller plus vite et plus loin. Les premières traductions doivent se faire dès 2014. Il y a une dimension psychologique fondamentale en économie: si tous les acteurs, dans ce grand compromis social et économique, sont capables de se mobiliser, la confiance reviendra, l’investissement s’accélérera et, oui, nous pouvons faire plus que 1 % dès 2014. C’est notre volonté.

Les réactions à droite sont partagées. Est-ce que vous pensez infléchir le positionnement d’une partie de l’opposition ?

L’embarras de la droite est très révélateur, de ses ambiguïtés et, pour certains de ses leaders, de leur vacuité, je pense en particulier à Jean-François Copé.

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Le sens d’une décision – Billet de blog

 

Le sens d’une décision

 

Je souhaite expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Je me suis peu exprimé ces dernières semaines sur ce blog, entièrement pris par une actualité multiple, nationale et internationale, qui ne m’a pas laissé de répit. Et je n’ai pas souhaité saisir l’occasion du premier anniversaire de l’élection de François Hollande à la Présidence de la République pour me livrer seul à l’exercice du bilan ou du dessin des perspectives : ce fut fait le 6 mai collectivement, lors d’un séminaire du gouvernement autour du Président de la République et du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et c’est mieux ainsi. Aujourd’hui, je souhaite revenir brièvement sur ce moment fort, et surtout expliquer le sens de la décision, majeure, de la Commission européenne de laisser deux ans à la France pour revenir en dessous des 3% du PIB en terme de déficit.

Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

« Un an c’est court, quatre ans ce n’est pas long ». C’est ainsi que François Hollande a jalonné le temps de son quinquennat. L’année qui s’est écoulée fut, pour les membres du gouvernement, d’une incroyable intensité. Le retour d’un Président de gauche à l’Elysée, 17 ans après le départ de François Mitterrand, fut tout sauf un évènement banal. D’abord parce que c’est rare sous la Vème République, qui a vu l’élection de nombreux chefs d’Etat issus des rangs de la droite, deux seulement venant de la gauche. Ensuite, et c’est lié, parce que la droite elle-même n’a jamais accepté sa défaite. Pour elle, perdre le pouvoir suprême n’est pas seulement un épisode électoral, un échec dans les urnes, c’est une tragédie, et surtout c’est contraire à l’ordre naturel des choses. L’UMP, aujourd’hui, n’est pas seulement un parti d’opposition, celle-ci fût-elle rude voire frontale. Traversée par ses propres divisions et ses haines, secouée par la surenchère avec le Front national, surplombée par la perspective du retouréventuel de Nicolas Sarkozy, qui la rend fébrile – à l’image de François Fillon précipitant sa candidature depuis le Japon – elle a fait de la destruction de la gauche le substitut à sa propre reconstruction idéologique et politique. Elle entretient, comme Jean-François Copé qui a fait de l’invective son mode d’expression unique, un climat de violence politique peu respirable, qui nourrit surtout l’extrême droite. Enfin, et surtout, nous sommes arrivés aux responsabilités dans une crise sans précédent par sa longueur et sa dureté, dont les conséquences pour les Français sont aggravées par l’impéritie de la gestion de la droite pendant dix ans. Le Président l’a dit : nous avons trouvé un pays miné par le chômage, rongé par les déficits et la dette, affaibli par l’absence de croissance, taraudé par les inégalités. Nous avons dû agir, appeler à l’effort, réformer en sachant qu’il fallait du temps pour en cueillir les fruits.

La première année du quinquennat a été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive.

La première année du quinquennat a donc été celle des fondations. Notre objectif est bel et bien de redresser le pays, dont la situation s’est dégradée de façon spectaculaire en dix ans, et d’abord de rendre notre économie plus forte, plus productive, plus compétitive. Dans le même temps, nous sommes dans l’ardente obligation de réduire nos déficits pour nous désendetter, retrouver de la sorte des marges de manœuvre pour la croissance, les services publics, la solidarité, et de ce fait recouvrer notre souveraineté. Enfin, nous avons voulu agir dans la justice, en imprimant aussi une impulsion nouvelle à l’égalité entre les citoyens, dont la loi sur le mariage pour tous, si violemment contestée par la droite réactionnaire, est le symbole. Sur tous ces points, dans toutes ces dimensions, nous avons fortement avancé. En un an, nous avons réformé, transformé, davantage que la droite en dix ans – pour le dire autrement nous avons entrepris, en si peu de temps, de réparer tout ce qu’ils avaient abimé ou défait. Notre politique, j’en suis conscient, peut susciter une forme d’impopularité, que je ressens plutôt comme une attente, légitime, de résultats, comme l’expression d’une inquiétude de la part des Français, qui se sentent menacés de déclassement, que comme un rejet ou une antipathie. Notre devoir est d’être à la hauteur de leurs aspirations.

L ’an II du gouvernement sera celui des résultats, celui de la mobilisation, de l’accélération, de la concentration autour de trois priorités : l’emploi et la croissance, la jeunesse, la préparation de l’avenir.

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Mon interview hier dans Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien

J’étais hier matin l’invité de l’émission Le Grand Rendez-vous sur iTélé, Europe 1, Le Parisien-Aujourd’hui en France.

Pendant près d’une heure, j’ai répondu aux questions qui m’ont été posées sur le bilan du gouvernement et du Président de la République, un an après son élection. J’ai abordé les sujets de la croissance, du redressement, de l’emploi, ou encore du pouvoir d’achat.

Je me suis aussi exprimé sur le rééquilibrage des politiques en Europe, avec la fin du dogme de l’austérité, sous l’impulsion de la France. J’ai rappelé ma conviction que le couple franco-allemand est décisif pour l’Europe.

J’ai enfin souligné l’action et les réformes qui ont été menées depuis un an par François Hollande, au service des Français.

La vidéo de cette intervention :

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Mon discours lors de l’ouverture des Assises de l’entreprenariat hier

J’ai ouvert hier, avec ma collègue Fleur Pellerin, les Assises de l’entreprenariat. J’ai réaffirmé notre politique volontariste en faveur de la compétitivité française. Le Pacte national pour la Croissance, la Compétitivité et l’Emploi, notamment avec le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi et avec la Banque publique d’investissement, constitue une avancée majeure dans le sens du renforcement de notre compétitivité. J’ai aussi rappelé notre volonté de remettre l’entrepreneur au cœur de la société.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion :

 

Assises de l’entreprenariat 2013

Ouverture – Lundi 29 avril 2013

 

Mesdames et Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ouvre aujourd’hui, avec ma collègue Fleur Pellerin, ces Assises de l’entreprenariat – et vous me permettrez d’accueillir particulièrement chaleureusement la vingtaine de chefs d’entreprises du Pays de Montbéliard qui sont parmi nous.

Einstein disait : « La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. ». Un autre disait que c’était la révolution qui était comme une bicyclette, mais c’est une autre référence. Si on file un peu la métaphore, relever la compétitivité française, c’est pareil, et aujourd’hui nous sommes donc là pour avancer.

Nous avons passé un premier braquet avec le Pacte pour la Compétitivité, la Croissance et l’Emploi, publié le 6 novembre, et sa mesure phare, une baisse du coût du travail de 20 milliards d’euros au travers du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi. Nous passons aujourd’hui le deuxième.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités.

Ces assises doivent je crois être l’occasion, pour le Gouvernement, de faire passer un message et de rétablir quelques vérités. Je n’ignore pas, en tant que Ministre de l’économie, les interrogations qui peuvent traverser le monde de l’entreprise au sujet des perspectives économiques de notre pays.

Ces Assises ont permis de se dire ce qui doit être dit et de mettre les choses à plat. En cela, elles doivent être un levier pour que, en confiance, nous travaillions ensemble pour redresser la France. J’insiste sur ce thème de confiance. Je veux le dire ici très nettement, en tant que Ministre de l’économie, mais aussi des entreprises : ce gouvernement et les socialistes en général sont des soutiens convaincus de nos entreprises. Cela doit être dit et cela doit être entendu. François Hollande, qui s’exprimera tout à l’heure, est un social-démocrate convaincu. Je le suis aussi. Je n’ignore pas les voix dissonantes qui se font parfois entendre mais c’est cette ligne politique et économique que les Français ont choisi en mai 2012 et c’est elle qui s’appliquera.

Ce « socialisme de la production » part d’une conviction : c’est dans nos entreprises que se créent la valeur et l’emploi

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Mon portrait dans le New York Times

Vous pouvez lire ci-dessous, en anglais, le portrait qui a été fait de moi par le New York Times :

Steering France’s Economy, and Attacked From All Sides

PARIS — Pierre Moscovici protects his iPhone with a cover featuring a portrait of Léon Blum, a hero of France’s Socialist Party and three times prime minister, the last after emerging from Buchenwald and Dachau. Mr. Moscovici, France’s minister for finance and the economy, needs a good dose of Mr. Blum’s courage these days, under attack not just from the right but from within his own party.

“France has too much debt,” Mr. Moscovici said bluntly in an interview. “We must reduce deficits to keep our sovereignty and our credibility.”

He is attacked from the right for not being firm enough in cutting public spending and for not digging hard enough to uncover the tax fraud of the disgraced former budget minister, Jérôme Cahuzac. He is attacked from the left for being too moderate, too pragmatic and too willing to cut public spending in a period of stagnation. In other words, for being insufficiently socialist.

Mr. Moscovici, 55, rejects both sets of criticism, but as the man in charge of the economy he is clearly an easy target for political sniping and ideological anger. Asked why the French are so angry and depressed, he said: “As I sometimes say, I’m not a psychoanalyst; my mother is.”

The president he serves, François Hollande, is the first Socialist president in 18 years, elected in May on promises of economic growth and job creation. But Mr. Hollande is already the most unpopular president in the Fifth Republic, and a main reason is the parlous state of the economy that Mr. Moscovici oversees.

Growth is almost nil, and unemployment is at record levels, with the number of people looking for work higher now than at any time in France’s postwar history; youth unemployment is at 24.4 percent, with 80 percent of new jobs actually temporary contracts.

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Mon point presse à la fin de la réunion de l’Eurogroupe

J’ai tenu un point presse à la fin de la réunion de l’Eurogroupe qui s’est déroulée hier à Bruxelles.

En voici les vidéos :

Partie 1 :

Partie 2 :

Partie 3 :

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