Mon discours à la Stockholm School of Economics : « France, Europe: Separating facts from fiction » et le reportage de France 2 lors de mon déplacement en Suède

Stockholm School of Economics

“France, Europe: Separating facts from fiction”

Monday 25 March 2013

 

Ladies and Gentlemen,

I would like to thank you for inviting me to talk about reform efforts in France, which in fact are directly connected with this official visit to Sweden. This is not a mere courtesy call, but rather a serious visit that is very much a part of our reform initiatives, and one of the most important reforms in particular: reform of the government itself. On this trip, I am accompanied by a delegation that includes ministers, MPs and government representatives. We are here to discuss reforms that Sweden has carried out over the past two decades, and to benefit from your experience as we implement our own reforms.

France is the second largest economic power in Europe, and the fifth largest in the world, two positions we have every intention of retaining.

Government reform is only one of the large-scale structural reforms that we have pursued since the elections nearly one year ago. I will mention others today as well, which may run counter to certain shared ideas. Sometimes, it is difficult to perceive change from a distance. And yet, France is changing – in a moment, I will explain how. But first, let me say a word about the general direction our efforts are taking. France is the second largest economic power in Europe, and the fifth largest in the world, two positions we have every intention of retaining. This goal is within our reach, if we can successfully complete reforms that the country has postponed for so long. It is the responsibility of the current government to do so, and it is exactly what we are doing.

There are four cornerstones to our economic policy: first, setting our budgetary house in order; our public accounts have been in disarray for more than thirty years and are jeopardising our future. Next is restoring the competitiveness of the French economy, which has suffered badly over the past decade, and I will share with you the solutions we have chosen. Third, we are implementing major structural reforms, which are also critical for restoring France’s long-term competitiveness. I am referring in particular to labour market reforms, but we are carrying out others as well. The final cornerstone involves stabilising the euro area and fostering its recovery – an area to which I am devoting a large part of my time. All in all, we are pressing ahead very determinedly with our reforms, even though the context in Europe, marked by a significant economic downturn and fiscal consolidation efforts in many countries – is much less favourable today.

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When I left office in 2002, France enjoyed a trade surplus; currently it has a trade deficit of more than €70 billion.

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Présentation du rapport de l’OCDE sur la politique économique de la France

CC DHSimon

Le nouveau rapport de l’OCDE sur la politique économique de la France m’a été remis ce matin par Angel Gurria, Secrétaire Général de l’OCDE. Cette étude présente l’analyse et les recommandations du Comité d’examen des situations économiques et des problèmes de développement (Comité EDR) de l’OCDE pour soutenir la croissance potentielle de l’économie française.

Retrouvez ci-dessous le discours que j’ai prononcé à cette occasion et les images de cet évènement :

Discours de Pierre MOSCOVICI

Conférence de presse à l’occasion de la publication de l’Etude France de l’OCDE

– Le Mardi 19  Mars 2013 –

 

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais commencer par remercier M. Gurria et ses services pour ce rapport. C’est un document riche qui aborde des sujets de politique économique cruciaux.

Les réformes engagées depuis plusieurs mois attestent de la détermination du gouvernement à accroître le potentiel de croissance de l’économie française, dans la justice et le dialogue.

Les réformes engagées depuis plusieurs mois attestent de la détermination du gouvernement à accroître le potentiel de croissance de l’économie française, dans la justice et le dialogue. Je me réjouis que l’OCDE, dans bien des cas, en souligne la pertinence. Nos diagnostics sont du reste souvent convergents et les recommandations de l’OCDE à quelques exceptions près partagées.

Quelques mots sur le contexte conjoncturel.

Premier élément de diagnostic partagé, celui sur la situation conjoncturelle et sur la réponse de politique budgétaire à y apporter.

L’économie française est affectée par le ralentissement de l’activité économique dans la zone euro. Les mesures nécessaires pour apaiser les tensions financières ont été prises – même si la situation à Chypre invite à la vigilance – et les doutes qui pesaient sur l’existence même de la zone euro ont été levés. Pour autant, la période de faible croissance – voire de récession pour la zone euro – avec son coût social considérable en terme de chômage persiste.

Ceci justifie le premier axe de notre politique économique : l’attention à la stabilisation en Europe, qui passe par la stabilisation des économies en difficulté et des progrès vers plus d’intégration et de solidarité, et notre attention à ce que la consolidation budgétaire, en Europe comme en France, soit cohérente avec nos objectifs de croissance.

L’économie française n’a pour sa part pas de déséquilibres macroéconomiques majeurs comme le souligne l’OCDE, l’endettement des ménages des Français est limité, la démographie française est dynamique, le système bancaire est solide. Elle possède dès lors un clair potentiel de rebond, dont la matérialisation dépendra de l’activité chez nos partenaires économiques et des politiques que nous conduirons collectivement.

[Politique budgétaire]

Je note que l’OCDE souligne notre volontarisme en matière d’assainissement des finances publiques et reconnaît notre sérieux.

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Mon point presse suite aux prévisions économiques de la Commission européenne

Intervention  de Pierre MOSCOVICI, Ministre de l’Economie et des Finances

Conférence de presse sur les prévisions économiques d’hiver 2013-2014 par la Commission européenne concernant la France

Vendredi 22 février 2013

CC P.Bagein. Plus de photos à la fin de l’article

Mesdames, Messieurs,

La Commission européenne vient de rendre publiques ses prévisions pour 2013 et 2014.

La Commission table, pour la France, sur un taux de croissance de 0,1 % et un déficit de 3,7 % du PIB en 2013. Pour 2014, la Commission prévoit une croissance de 1,2 % et un déficit de 3,9 % du PIB, dans un scénario conventionnel n’intégrant pas les mesures d’économies déjà programmées. Nous en prenons acte, et je veux devant vous en tirer les leçons. Car il y a les chiffres, bien sûr, mais aussi les messages politiques, qu’il faut lire correctement, et les décisions à prendre.

I) Je souhaite tout d’abord mettre ces prévisions en perspective, en Europe naturellement, mais aussi en France, en les inscrivant dans la trajectoire de ces dix dernières années.

Je peux attester que le ralentissement économique généralisé est la première préoccupation de tous mes homologues.

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