Pierre Moscovici invité du chat du Monde.fr

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Invité d’un chat sur LeMonde.fr ce lundi, le député du Doubs affirme qu’il compte bien s’engager dans cette campagne des primaires au premier rang.


Voici l’intégralité du débat avec Pierre Moscovici, député PS proche de Dominique Strauss-Kahn, lundi 4 juillet 2011.

Pierre : On entend maintenant plus fortement parler de « complot » dans cette affaire. Quel est votre avis ?

Pierre Moscovici : Je n’ai jamais été partisan des thèses du complot. En l’occurrence, je parlerais plus volontiers d’un piège. Mais l’enquête, après l’issue judiciaire, fera le clair sur les circonstances de ce quiproquo invraisemblable.

Tom : Quelle différence entre un piège et un complot ?

Pierre Moscovici : Un complot suppose toute une machinerie. En l’occurrence, les choses peuvent avoir obéi à un engrenage un peu plus fortuit.

Wilfried : Tristane Banon a annoncé qu’elle porterait plainte contre DSK. Vous en pensez quoi ?

Pierre Moscovici : No comment.

Gibert : Ne craignez-vous pas que d’autres affaires DSK éclatent en France, en cas de retour sur le sol national de l’ex-patron du FMI ?

Pierre Moscovici : Décidément, la fiction est à l’ordre du jour. Ce que je sais, c’est que Dominique Strauss-Kahn s’est trouvé à mon sens injustement – mais c’est à la justice de l’établir définitivement – impliqué dans une procédure judiciaire dont il sortira bientôt indemne, je l’espère. Le reste ressort de la littérature ou du fantasme.

Victor : Que pensez-vous d’un éventuel report de la primaire ?

Pierre Moscovici : La primaire socialiste ne sera pas reportée. Mais la date de dépôt des candidatures peut l’être. Si Dominique Strauss-Kahn voulait, le cas échéant, être candidat aux primaires, il ne devrait pas en être empêché par une procédure bureaucratique.

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« J’ai l’obsession de ce qui s’est passé le 21 avril 2002 » – Le Monde

Entretien paru dans le Monde du 1er mai 2011

Député du Doubs, président de la communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard, Pierre Moscovici publie, le 4 mai, Défaite interdite. Plaidoyer pour une gauche au -rendez-vous de l’histoire (Flammarion, 358 p., 19 euros). A 53 ans, l’ancien ministre des affaires euro-péennes de Lionel Jospin, qui se définit comme un  » strauss-kahnien de raison « , explique pourquoi il -soutient la candidature de l’actuel directeur général du Fonds monétaire international (FMI) à l’élection présidentielle de 2012.

N’est-il pas temps que Dominique Strauss-Kahn, que vous soutenez, dise enfin s’il est ou non candidat ?

Il y a une attente dans l’opinion, je la comprends. Mais nous avons adopté un calendrier qui fixe le dépôt des candidatures au 28 juin. Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans ce calendrier. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

Dominique Strauss-Kahn a dit s’inscrire dans le calendrier socialiste. Il a raison de ne pas céder à la fébrilité.

La percée de François Hollande dans les sondages n’est-elle pas inquiétante pour Dominique Strauss-Kahn ?

Si François Hollande a décidé de prendre les devants, c’est parce qu’il a senti qu’il avait besoin d’un certain temps pour installer sa candidature. C’est son droit, légitime, d’aspirer à occuper de hautes fonctions. Cela dit, s’agissant de la présidence de la République, celui qui a le plus de carrure et d’expérience pour occuper le poste est, selon moi, Dominique Strauss-Kahn – s’il souhaite bien sûr être candidat.

Mon sentiment est que sa popularité n’est pas friable, car elle repose avant tout, plus encore que sur la sympathie des Français, sur le fait qu’il apparaît comme celui qui est le plus capable d’apporter des solutions à leurs problèmes. C’est un sentiment partagé bien au-delà de la gauche.

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«Dominique Strauss-Kahn est celui qui peut nous éviter un 21 avril»

Interview disponible sur www.publicsenat.fr

Après les derniers sondages, Pierre Moscovici affirme qu’« un 21 avril n’est plus écarté ». Mais « avant de penser à rassembler la gauche, commençons par rassembler les socialistes et maîtrisons notre primaire », affirme ce proche de DSK. « La question d’un candidat unique PS-écologistes se posera peut-être en mars 2012. Daniel Cohn-Bendit l’envisage. Elle ne se pose pas en mars 2011 », ajoute le député du Doubs. Pour le projet du PS pour 2012, il pense qu’il «manque » encore une « vision », même si le PS n’est pas « démuni » d’idées. Quant à Nicolas Sarkozy, « il a sans aucun doute nourri le FN. (…) Il a été d’abord un pompier pyromane. Maintenant ça ressemble un peu à l’arroseur arrosé ». Entretien.

Alors que Marine Le Pen continue sa montée dans les sondages, le PS vous semble-t-il audible ?

La vraie question c’est comment peut-on analyser ce sondage. D’abord un sondage donne des indications mais seule une série de sondages permet de connaître une vraie tendance. Ce que nous pouvons constater, c’est qu’il y a un effondrement de la droite sarkozyste, une percée du FN dont l’ampleur reste à évaluer, et une libération de cette parole. Les cantonales donneront à cet égard une indication précise. Nous ressentons aussi une attente, une exigence, par rapport au Parti socialiste, à laquelle nous devons répondre, en gardant notre sang-droit, sans tomber dans les règlements de compte internes, sans faire de procès personnels à quiconque, mais en étant conscient que c’est pour nous un avertissement collectif. Nous avons aussi une responsabilité collective d’élever le niveau de notre offre politique pour être plus convainquant, plus entrainant. Les Français savent que l’alternance passe en 2012 par le PS. Mais ils attendent encore de nous que nous leur donnions envie de nous faire confiance. Et ce sondage doit, non pas nous réveiller, mais nous aiguillonner.

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