Mon déplacement à Moscou pour le G20 en images

J’étais vendredi et samedi dernier en déplacement à Moscou pour le G20. La réunion ministérielle a permis des avancées sur la croissance, les taux de change et la régulation financière. Les thèses françaises ont été entendues.

Retrouvez ci-dessous quelques photos de ce déplacement.

Croître ensemble

Croître ensemble

Je veux revenir sur certains enseignements de cette semaine qui se révèlera peut-être, avec le recul, décisive.

La semaine écoulée a été pour moi particulièrement chargée : réunion de l’Eurogroupe et de l’Ecofin à Bruxelles lundi et mardi matin, débat parlementaire sur la réforme bancaire de mercredi à jeudi, G20 à Moscou vendredi et samedi. Elle a aussi été marquée par la publication du rapport de la Cour des comptes, et la discussion sur les perspectives des finances publiques qu’elle a entrainée, ainsi que par les mauvais chiffres de la croissance en Europe et en France au dernier trimestre 2012. Je veux revenir sur certains enseignements de cette semaine qui se révèlera peut-être, avec le recul, décisive.

Le temps est venu de concevoir une stratégie de reprise économique à la fois mondiale, européenne et nationale.

De mes rencontres internationales et de l’analyse des données économiques, je tire une conclusion politique forte : le temps est venu de concevoir une stratégie de reprise économique à la fois mondiale, européenne et nationale. Le message du G20 rejoint en effet celui que j’avais noté il y a quelques semaines à Davos. La crise financière qui a ébranlé le monde depuis 2008 est en train de s’estomper. Des mécanismes de régulation plus performants – certes lentement, laborieusement, mais au final sûrement – se mettent en place, la riposte collective est plus ajustée. Et les préoccupations se détournent désormais clairement de la zone euro pour se porter vers les déséquilibres économiques mondiaux. La zone euro, c’est à présent évident, est sortie de ce que j’ai appelé sa « crise existentielle » : sa pérennité, son intégrité, la volonté de ses membres de trouver des remèdes à nos faiblesses collectives ne sont plus en doute – à tel point que le retour de la confiance en l’euro peut influer à la hausse sur le cours de notre monnaie partagée. Cela ne doit certes pas nous inciter à relâcher les efforts entrepris pour renforcer la stabilité, mais doit nous pousser à mieux mesurer et combattre les difficultés de l’économie réelle.

La consommation, soutenue par nos choix en faveur du pouvoir d’achat, résiste.

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