Invité de BFM Politique – RMC – LE POINT

J’étais dimanche dernier l’invité de BFM Politique – RMC – LE POINT.

Retrouvez ci-dessous les différentes séquences de cette émission :

1. BFM Politique : interview par Olivier Mazerolle.

2. BFM Politique : l’interview BFM Business, questions d’Hedwige Chevrillon

3. BFM Politique : l’interview par Charlotte Chaffanjon du Point

4. BFM Politique  : questions de Français à Pierre Moscovici

5. BFM Politique : Pierre Moscovici face à Sophie Pedder, The Economist

6. BFM Politique : l’After RMC, Pierre Moscovici répond aux questions de Véronique Jacquier

Classement

CC Novopress

Classement

Il y a quelques jours, le « Financial Times » a présenté son classement des ministres des finances des dix neuf principaux pays européens. La note qui m’a été attribuée m’a dans un premier temps interpelé : 16ème sur 19, pour un homme qui a l’esprit compétitif et qu’on dit parfois, de façon d’ailleurs ambivalente, « bon élève », ce n’est pas réjouissant et aurait pu m’inquiéter. A y regarder de plus près, je me suis d’abord consolé, puis franchement amusé.

Le rôle d’un ministre des finances est d’abord d’inspirer confiance, de porter une politique économique solide, de rassurer les agents économiques, nationaux et européens.

Un mot d’abord, sur la méthode. Créé en 2005, ce classement attribue une note en fonction de 3 critères : les compétences économiques, la crédibilité sur les marchés, l’habileté politique. Les résultats qui me sont attribués ne sont pas mauvais, sur les deux premiers critères – somme toute pas les moins importants – puisque j’y pointe, selon des estimations qui peuvent au demeurant se discuter, à la 9ème place. Ce qui pêche, c’est, mais oui, l’habileté politique, pour laquelle je serais le 17ème ministre évalué. Le contraire, je l’avoue, m’aurait davantage préoccupé. Le rôle d’un ministre des finances est, en effet, d’abord d’inspirer confiance, de porter une politique économique solide, de rassurer les agents économiques, nationaux et européens. L’habileté politique est une notion plus subjective, donc moins probante. Ajoutons à cela que les « nouveaux » ministres sont traditionnellement mal notés. Ainsi Christine Lagarde était elle 12ème et dernière de ce classement, considérée comme la « pire ministre » de l’union européenne après ses débuts en 2007, avant d’être première en 2010. Tous les espoirs me seraient dès lors permis.

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