Déplacement aujourd’hui à Villejuif pour la signature du protocole d’accord « Programme Hôpital Avenir » avec la Banque européenne d’investissement

Je me suis rendu ce matin à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, avec Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la Santé, et Thierry Repentin, Ministre délégué chargé des Affaires européennes, afin de signer le protocole d’accord « Programme Hôpital Avenir » avec la Banque européenne d’investissement.

Ce protocole d’accord s’inscrit pleinement dans le cadre du Pacte européen pour la croissance et l’emploi, acte fondateur de la politique européenne de la France, initié par le Président de la République François Hollande. En ce sens, la Banque européenne d’investissement (BEI) contribue au développement des territoires : nous avançons main dans la main, au service de la croissance et de nos citoyens.

Le discours que j’ai prononcé ce matin ainsi que les photos de ce déplacement peuvent être consultés ci-dessous :

 

 

Signature du protocole d’accord Programme Hôpital Avenir

Institut Gustave Roussy – Cancer Campus, Villejuif

– Mardi 3 décembre 2013 –

 

Monsieur le Vice-président [Philippe Fontaine-Vive],

Mesdames et Messieurs les ministres,

Mesdames et Messieurs,

Dès notre arrivée aux responsabilités, nous avons ainsi travaillé à promouvoir une Europe plus proche de ses citoyens, plus équilibrée, une Europe concrète et positive que les Français et leurs voisins européens pourraient associer à des projets de proximité et à des succès visibles.

Le président de la République, François Hollande, avait fait son entrée sur la scène européenne en juin 2012 en affirmant d’emblée une nouvelle ambition pour l’Europe : réorienter son action vers la croissance et l’emploi. Dès notre arrivée aux responsabilités, nous avons ainsi travaillé à promouvoir une Europe plus proche de ses citoyens, plus équilibrée, une Europe concrète et positive que les Français et leurs voisins européens pourraient associer à des projets de proximité et à des succès visibles.

Cette Europe positive, cette Europe pratique des investissements et de la croissance, est un enjeu pour l’économie, et un enjeu pour la démocratie. L’Europe, ces dernières années, a été pour beaucoup de nos concitoyens synonyme d’efforts, d’apurement des bilans, de discipline. Ces efforts sont nécessaires. Mais l’Europe ne peut pas, ne doit pas se résumer à cela. Elle ne peut se contenter d’être un cadre global : elle doit aussi offrir des solutions concrètes, elle doit aider nos économies à rebondir. Aux disciplines doivent correspondre des solidarités ; les exigences doivent s’accompagner de l’espoir de progrès.

Le Pacte européen pour la Croissance et l’Emploi est un acte fondateur, c’est le marqueur de notre volonté de construire une Europe plus forte, plus solidaire, plus démocratique.

Voilà l’ambition, affirmée dès juin 2012, au travers du Pacte européen pour la Croissance et l’Emploi négocié par François Hollande. Ce Pacte, c’est un acte fondateur, c’est le marqueur de notre volonté de construire une Europe plus forte, plus solidaire, plus démocratique, une Europe de croissance, de projets d’investissements, une Europe pour la cohésion sociale, une Europe positive et constructive, à l’écoute des attentes des citoyens français et européens.

Ce Pacte vient dégager de nouvelles ressources pour la croissance, l’emploi, l’investissement, la cohésion sociale en Europe. Ces nouvelles ressources, elles sont immédiates, elles sont concrètes, et elles sont chiffrées : 120 milliards d’euros de mesures mobilisables pour soutenir l’activité et préserver notre modèle social. Sur ces 120 milliards d’euros, 55 milliards de « fonds structurels » ont été identifiés pour des redéploiements vers des projets en lien avec la cohésion sociale et territoriale.

L’enjeu est de mobiliser les ressources pour le développement de nos territoires et le bien-être des citoyens, et de ma position de représentant de la France au Conseil des gouverneurs de la BEI, je sais à quel point est important le rôle que celle-ci joue dans cette optique.

Mais l’essentiel de ces nouveaux moyens pour la croissance et la cohésion sociale européennes, ce sont les 60 milliards d’euros supplémentaires de capacité de financement de la Banque Européenne d’Investissement. Cette force de frappe, cette puissance d’intervention trouve à s’incarner dans des projets concrets. Petite devinette : quel est le point commun entre le tramway d’Orléans, de Tours ou de Montpellier, les programmes de recherche conduits par PSA sur la norme d’émissions de CO2 Euro 6.2 ou par Renault sur le véhicule électrique, la rénovation des lycées des régions PACA ou Midi Pyrénées, ou encore les programmes de développement du financement des PME conduits par la BNP ou la Société générale? Ils bénéficient tous de l’accompagnement de la BEI. L’enjeu est donc bien de mobiliser les ressources pour le développement de nos territoires et le bien-être des citoyens, et de ma position de représentant de la France au Conseil des gouverneurs de la BEI, je sais à quel point est important le rôle que celle-ci joue dans cette optique.

La BEI est en effet le bras armé du Pacte de Croissance européen. Ce pacte consacre ainsi un nouveau rôle pour elle, un rôle que les économistes appellent contracyclique – ce qui veut dire que quand l’économie ralentit, quand la croissance stagne et que l’emploi reflue, que les investissements se font rares et les acteurs économiques attentistes, la Banque Européenne d’Investissement vient insuffler une nouvelle dynamique, un nouvel élan. Elle vient mobiliser ses ressources et ses outils au service de la reprise de l’activité, et diminuer le risque lié à la réalisation de certains projets d’investissements. Avec le Fonds européen d’investissement, sa filiale, elle peut aussi jouer le rôle d’un véritable fonds de capital-risque européen en soutien des PME.

C’est évidemment un rôle capital dans le contexte économique actuel, un rôle que la BEI est à même de remplir parce que nous avons milité pour que ses moyens soient massivement augmentés. Pour cela, nous avons d’abord mis en œuvre une augmentation de capital de 10 milliards d’euros – la France y a contribué à hauteur de 1,6 milliard d’euros – qui est devenue effective au 1er janvier 2013. La BEI est dès lors capable de mobiliser 60 milliards d’euros de capacité de financement supplémentaire pour la période 2013-2015, c’est-à-dire que sa capacité d’intervention en Europe passera de 50 à 70 milliards d’euros par an sur chacune de ces années, libérés immédiatement.

 Ces nouveaux moyens permettent à la BEI d’accompagner avec beaucoup d’ambition la France dans le financement de ses projets. A la fin de l’année 2012, nous nous sommes fixés avec elle un objectif d’investissements en France de l’ordre de 7 milliards par an de 2013 à 2015, et éventuellement davantage, en fonction de la qualité des projets.

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